Passerelle Saint Vincent
Situation
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La passerelle Saint Vincent permet aux piétons de passer du quartier Saint Paul au quartier Saint Vincent.
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En rive droite, elle fait la limite entre le quai Pierre Scize et le quai de Bondy, en rive gauche, elle arrive quai Saint Vincent.
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Elle est située dans un coude à l’endroit où la Saône est la plus étroite dans Lyon à 4,5 kilomètres de son arrivée dans le Rhône.
Architecture
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C’est une belle passerelle peinte en violet, puis en rouge vers 2010. Elle est suspendue par des câbles à des piliers en pierre plaqués aux quais.
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Du fait de sa structure légère, un fin tablier métallique, elle bouge sous le vent et sous les pas.
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Le pilier aval quai Saint Vincent porte une échelle gravée, deux écussons donnaient l’altitude, l'un dit 169,220, en face, quai de Bondy, un autre est moins lisible, 168,550.
Dédicace
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Son nom lui a été donné par sa destination, elle va au quartier, au quai, à la place et à l’église Saint Vincent.
Histoire
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Notre passerelle succède à un pont de bois et très probablement à un pont romain, lui aussi en bois puisqu’il n’en est rien resté.
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En 589, il a plu vingt jours durant et les fleuves ont détruit leurs murailles.
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En 1637, Christophe Marie a été rappelé pour construire le pont Saint Vincent, la population voulant l'en empêcher, un régiment d'arquebusiers est venu surveiller les travaux.
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En 1639, le pont de bois était soumis à péage, Guillaume Martel préféra tuer l'employé du péage pour pouvoir passer.
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En 1760, un pont de bois traversait la Saône d'une seule arche.
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Mary Berry est venue plusieurs fois à Lyon entre 1784 et 1802, elle en a tiré des ouvrages social life in France and England et une correspondance dont la revue d'histoire de Lyon publie des extraits en 1908. La vue qu'on a, de tous les ponts, sur les rives élevées et rocheuses de la Saône couvertes de toutes sortes de bâtisses de pierre fort pittoresques, entremêlées d'arbres et de vignobles dépasse tout ce que j'ai pu voir ailleurs ...
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La passerelle a été construite en 1832. Elle a été emportée par la crue de 1840.
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Elle a échappé à la destruction en 1944 ce qui fait que c’est la doyenne des traversées de Lyon. C’est la chance qui a sauvé la passerelle, l’explosion du pont de la Feuillée aurait fait tomber les charges de dynamite destinées à la détruire.
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La permanence de ce lieu de traversée s’explique par la relative étroitesse de la Saône à cet endroit.
Janvier 2004, octobre 2010 et décembre 2023
Dernière mise à jour :
Auteur : Franck





