Le tour des précurseurs

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Le tour des précurseurs

Le tour débute rue du premier film, face à la sortie des usines Lumière, à l'emplacement où Louis Lumière expérimenta le cinéma en 1895. Le lieu a été transformé en cinéma et le château Lumière en musée du cinéma. En y entrant, on pourra voir l'inventivité des deux frères ayant créé les premières photographies en couleur et le tulle gras entre une bonne centaine de brevets déposés.

Les marcheurs peuvent rejoindre l'avenue des frères Lumière et se diriger vers l'ouest par la rue des frères Lumière puis la grande rue de la Guillotière. Les autres peuvent prendre le métro jusqu'à l'arrêt Saxe Gambetta.

Au croisement de l'avenue Félix Faure, les amateurs de chevaux peuvent prendre à droite la rue Chavant.

Le logis de l'Abondance a été remplacé par le groupe scolaire, c'est ici que le roi a autorisé Claude Bourgelat à ouvrir la première école vétérinaire du monde, inaugurée le 10 janvier 1762.

Il faut ensuite continuer par le cours Gambetta jusqu'à la place du pont, rebaptisée Gabriel Péri.

En 1743, Pierre Casati était verrier à la Guillotière. Un savant lyonnais, Jean Pierre Christin est venu travailler avec lui pour mettre au point le premier thermomètre à mercure à division centigrade. Le thermomètre de Lyon a été largement vendu durant le 18e siècle. L'invention était dans l'air du temps, l'histoire a retenu le nom de Celsius qui a théorisé cette division à la même époque et de Stroemer qui l'a expérimentée.

On poursuit ensuite sur le pont de la Guillotière.

Légèrement à droite on voit la grande façade de l'hôtel Dieu, que l'on croyait héritier de l'hôpital que le roi Childebert aurait fondé à Lyon. L'histoire estime désormais que c'est l'évêque Sacerdos qui l'a fondé au 6e siècle sur la Saône et que l'hôtel Dieu ne remonte qu'au 12e siècle.

Donc, l'innovation ici n'est pas hospitalière, mais aérostatique, c'est un peu en amont que le 19 janvier 1784, se fit l'un des premiers vols habités de l'histoire, dans le ballon des frères Montgolfier.

On poursuit ensuite par la rue de la Barre, on longe la place Bellecour, la rue Chambonnet, on traverse le pont Bonaparte.

C'est ici, en rive droite que se trouve la plaque qui commémore le 15 juillet 1783, quand Jouffroy d'Abbans a été le premier à remonter une rivière, la Saône à l'aide de la seule force mécanique de son pyroscaphe.

A la force du mollet, on peut donc remonter le cours de la Saône, face au 25, quai de Bondy, on peut voir la basilique de Fourvière. Une plaque rend hommage à Louis Mouillard, muni d'un appareillage de sa confection, il s'est jeté du haut de la basilique pour un vol expérimental anticipant la découverte de l'aviation.

On peut alors traverser la Saône par le pont la Feuillée, emprunter la rue d'Algérie et tourner à gauche rue Terme.

Cette rue monte jusqu'à un coude et un tunnel routier. C'est ici que le 3 juin 1862, on a inauguré le premier funiculaire du monde pour monter à la Croix Rousse. Depuis, l'idée de faire circuler les citadins sous terre a fait son chemin et si les tickets de cinémas vendus se comptent en millions, ceux de métros se comptent en milliards.

Les admirateurs des innovations sociales n'ont que quelques mètres à faire en redescendant pour rejoindre la montée de la Grande Côte en prenant la traboule du n°7.

C'est par la Grande Cote que les canuts sont descendus prendre possession de l'hôtel de ville le 21 novembre 1831. Devant la porte, vous vous trouvez à l'endroit où se tenait la troupe qui a ouvert le feu, déclenchant l'émeute. Cette révolte a été considérée comme le point de départ du syndicalisme par Karl Marx. C'est aussi dans le quartier que les canuts ont mis en place les sociétés de secours mutuel, prémisses de nos assurances sociales. Quelques mètres plus bas, une plaque rappelle l'emplacement du premier magasin coopératif ouvert en 1835.

Si vous avez besoin de rentrer en métro, au lieu de descendre place Courtois, prolongez d'une station jusqu'à Grange Blanche, en sortant, vous vous trouverez nez à nez avec l'hôpital dans lequel le professeur Dubernard a réalisé la première greffe de la main, puis les premières greffes de deux mains.

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