Place de la Trinité

Place de la Trinité





Situation


  • Au pied du Gourguillon, la place de la Trinité est le carrefour des rues Saint Georges, Tramassac, Bellièvre et Ferrachat.

  • La traboule avec la montée du Gourguillon a été fermée.

  • Quatre voitures suffisent à lui donner l'air encombré.


Architecture


  • C'est plus un croisement qu'une place, toutes les maisons sont anciennes et charmantes.

  • Le n°1 possède de curieuses fenêtres étroites, trois étages sous mansardes et sur des entrées arquées.

  • La maison du soleil date de 1723. Une autre version parlant du n°2 rue Saint Georges dit que la famille du Soleil a fait construire sa maison entre 1663 et 1670. L'architecture étonnante et les dates différentes peuvent venir du fait qu'il s'agit de la réunion de six maisons différentes. Le dossier des archives municipales consacré à l'architecte Philibert Delorme crédite cette maison de dernier avatar du style médiéval. C'est la plus massive, quatre étages à ouvertures carrées sur une belle porte à imposte entre quatre grandes arcades. C'est sa façade nord qui est la plus décorée avec les figures de Guignol et de Gnafron, un soleil doré, une statue de vierge et une de saint.

  • La façade qui fait le lien entre la montée du Gourguillon et la rue Tramassac a été bien restaurée avec de jolis meneaux sur trois arches d'entrée et une niche d'où émerge une fontaine à tête de lion.

  • Entre la rue Tramassac et la rue Bellièvre, deux anciennes maisons collées sont bien différentes, la première avec quatre grandes ouvertures à fenêtres à petits carreaux possède un jardin sur le toit, la seconde, au n°27 a une tour d'escalier qui fait le lien entre les deux.


Dédicace


  • Un couvent de Trinitaires s'est installé au 16e siècle 2 montée du Gourguillon, face à la place.

  • Les religieux de la Trinité avaient pour mission le rachat des esclaves chrétiens, ils réunissaient de l'argent puis partaient vers Alger ou Tunis pour en revenir avec les esclaves libérés qu'ils promenaient en procession dans la ville.

  • Une confrérie de la Trinité, fondée en 1300 a créé le premier établissement d'enseignement laïc de Lyon en 1559, rue Neuve. L'enseignement continue, c'est le lycée Ampère, passage Menestrier.

  • Chaque jour de la Sainte Trinité, la confrérie distribuait de la nourriture aux pauvres, deux vitraux relatent cet épisode dans Saint Nizier.


Histoire


  • Il y aurait eu ici un temple dédié à mercure.

  • C'est un croisement depuis le plus haut moyen âge. Des papes et des rois y sont passés.

  • Le café du soleil a une histoire riche et ancienne de plus de un siècle et demi. Le soleil qui lui a donné son nom a été installé par la famille Baron du Soleil qui a vécu dans cette maison au 17e siècle.

  • Ce café a inspiré les artistes puisque Guignol et Gnafron venaient y boire. Traditionnellement, le castelet de Guignol représente le café du soleil.

  • Plus récemment, le marchand de charbon de la bande dessinée l'île Barbe de Berlion et Corbeyran y vend un médaillon déterminant pour le dénouement de l'histoire.

  • Jusqu'à sa mort en 1860, Exbrayat qui vivait sur la place a gagné sa vie et le coeur des lyonnais par ses multiples sauvetages et ses tours de force herculéenne. Pour le carnaval, on l'a promené sur un char avec la massue qu'il disait être celle du demi-dieu.


Art et associations


  • Geormillet a un atelier, Ex-libris vend des livres anciens.


Commerces et services


  • Le café du soleil dispose d'une petite terrasse agréable.

  • Les autres sont moins célèbres, un tabac, loto, presse, un bijoutier, les lutins de Lugdunum et une discothèque.



Mai 2007

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Au pied du Gourguillon, la place de la Trinité est le carrefour des rues Saint Georges, Tramassac, Bellièvre et Ferrachat.

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