Montée Saint Sébastien

Montée Saint Sébastien





Situation


  • La montée Saint Sébastien descend en pente assez forte et irrégulière depuis l'extrémité est du boulevard de la Croix Rousse, jusqu'à la place Croix Paquet à l'angle de la rue Leynaud. Elle occupe une sorte de passage naturel à la rupture de pente en dessus du Rhône.

  • La circulation se fait en descente sur la partie haute, interrompue par des escaliers. Dans les deux sens en dessous de la rue Imbert Colomès. Elle est importante en bas, presque nulle en haut.


Architecture


  • Du boulevard, coté ouest, on a une vue étonnante sur l'église Saint Bernard, grande masse de pierres dorées, noircies depuis, vue tronquée par un mur de soutènement. Plus bas, la place Colbert offre un dégagement boisé vers l'ouest.

  • En face, coté est, impair, ce sont les façades typiques du quartier, datant du 19e siècle avec leurs hautes et nombreuses fenêtres. Contrairement aux autres rues, elles sont construites en travers de la pente, ce qui fait que les hauteurs sont irrégulières, parfois impressionnantes, cela cause aussi des ruptures d'alignement, les autres rues partant en biais.

  • Après la rue Bodin, la situation s'inverse, les hautes façades sont alignées du coté pair et regardent l'est lyonnais d'où on les repère très bien.

  • En face, ce sont les trois bâtiments blancs de la résidence Villemanzy, tout en longueur, isolés entre le square Bodin Magneval et le jardin Villemanzy, puis le pavillon Villemanzy qui fait l'angle de la rue des Fantasques.

  • D'ici, la vue plonge sur Lyon et le Rhône, plus bas sur la gauche, on voit le haut des arbres du jardin Croix Paquet avec une seule maison construite en bordure de parc. C'était l'emplacement de l'ancien séminaire Saint Irénée.

  • Après la rue des Tables Claudiennes, les constructions coté ouest sont plus disparates, tant au point de vue de l'age que de la forme ou de la hauteur avec des maisons basses plus anciennes et un immeuble des années 1970 à l'audacieux surplomb. Certains pas de portes sont à l'abandon, livrés aux affiches et aux tags, à coté de peintures plus réussies.


Dédicace


  • Au moyen âge, en raison de l'ermitage de Saint Sébastien, toute la pente s'est appelée Saint Sébastien, la montée de la Grande Côte a aussi porté le nom de Grande Coste Saint Sébastien avant que le nom ne se stabilise ici.

  • Saint Sébastien est né à Narbonne, il est mort martyrisé par l'empereur Dioclétien en 288. Laissé pour mort, transpercé par les archers de l'empereur, il guérit miraculeusement et revint se présenter pour demander l'arrêt des persécutions chrétiennes avant d'être tué le 20 janvier.

  • Les prêtres d'Auguste s'appelaient les sébastes, ce qui pourrait expliquer le choix de Saint Sébastien.


Histoire


  • Cette montée fut l'une des trois montées historiques de la colline, elle était le départ de la route de Genève.

  • Il y a eu ici un prieuré de longue date qui était devenu une recluserie au 13e siècle et qui apparaissait encore en 1562.

  • L'église Saint Bernard a été nommée ainsi par la volonté de M Willermoz, donateur des terrains qui désirait conserver la mémoire des religieuses du couvent de Bernardines installées sur les lieux en 1642. Le 24 septembre 1749, la mère Guiguet, supérieure des Bernardines avait été arrêtée et maintenue dans son appartement par ordre du cardinal de Tencin après interdiction de recevoir des Novices. Les soeurs des Chazeaux ont été soupçonnées de convoiter leurs biens mais le couvent tint jusqu'en avril 1790.

  • Au 17e siècle, la porte Saint Sébastien était l'une des six portes de Lyon elle menait encore à la route de Genève avant que l'on ouvre une route le long du Rhône au siècle suivant.

  • Si la route est très ancienne, seul le bas était urbanisé au 18e siècle, le haut cheminait entre les jardins avant que les maisons qui existent encore aujourd'hui ne soient construites au 19e siècle.

  • La colline bouge, Saint Bernard est fermée car elle menace de s'abouser, le mur de soutènement de la place Colbert se fissure, on peut voir les réparations datées, sûrement pour suivre le mouvement.


Art et associations


  • Le Kraspek Mysik est un lieu de concerts tenu par l'association le rock pas mort, pour artistes auto produits et indépendants. On peut y faire des découvertes comme Un automne à Lob Nor. L'Apéro Mix diffuse de la musique électronique.


Commerces et services


  • Le parcours touristique des Voraces débute à l'angle du boulevard, il descend les pentes jusqu'à la place des Terreaux.

  • A part le bar du gros caillou, tous les commerces sont concentrés en bas, plusieurs sont à l'abandon, plus haut, ils ont été transformés en logements. Il faudrait la rendre piétonne pour la rendre attractive, les voitures passent trop près.

  • Il y a quatre restaurants, tous à l'angle d'une rue et bien individualisés, la maison Villemanzy, la Goulue des Pentes, le Gros Caillou et l'Acapulco, spécialité de pâtisserie orientale. La rose des vents est un salon de thé.

  • Le cercle Villemanzy est une résidence pour chercheurs étrangers.

  • Au 27, Latitude Cartagène est une entreprise de cartographie.

  • On y trouve aussi un tabac presse, six infirmiers, un psychologue, un tatoueur et un parking.



Août 2005

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La montée Saint Sébastien descend en pente assez forte et irrégulière depuis l'extrémité est du boulevard de la Croix Rousse, jusqu'à la place Croix Paquet à l'angle de la rue Leynaud. Elle occupe une sorte de passage naturel à la rupture de pente en dessus du Rhône.

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