Montée Saint Barthélemy

Montée Saint Barthélemy

Situation

  • La montée Saint Barthélemy se prend place Saint Paul, à l'angle de la gare et de la rue Juiverie. Elle monte ensuite jusqu'à la place de l'Antiquaille.

  • La circulation se fait en montée, c'est un accès à Saint Just et à Fourvière depuis la ville. Sa longueur et les progrès apportés au freinage offraient de nombreuses places de stationnement qui commencent à être saturées.

  • En montant, la vue porte sur la basilique de Fourvière.

  • En descendant, selon les angles, on voit d'abord Rillieux, la Part Dieu et l'Est Lyonnais, la Presqu'île et les toits du Vieux Lyon, la Croix Rousse et enfin Saint Paul.

  • Les piétons peuvent rejoindre Fourvière par les jardins du Rosaire et Saint Jean par les montées du Change, du Garillan et des Chazeaux.

  • Elle est envahie de lycéens aux heures de sorties des cours et prisée des touristes les jours de beau temps.

Architecture

  • Elle débute par un court tronçon vers l'ouest, entre deux infrastructures de transports, les gares du train et de la ficelle, cette dernière implantée en 1900, la première quelques années avant.

  • Puis la partie principale grimpe rudement vers le sud, les bâtiments compensant la pente.

  • Coté ouest, dos à la pente, ce sont de gros bâtiments religieux qui servent d'écoles, avec quelques immeubles d'habitation.

  • Le collège des Maristes possède une porte à l'encadrement impressionnant et austère et une belle porte de bois au n°6.

  • Le pensionnat des Lazaristes a une grande chapelle et une large façade en retrait de jardins. Elle porte une dédicace à Sainte Philomène, vierge et martyre, et la date 1839, tout comme celle qui un peu plus haut lui a été consacrée par Pauline Jaricot.

  • Les immenses arches de l'ancien couvent des Récollets sont datées de 1648 avec aussi une belle arche de porte.

  • L'ECAM est caché dans des jardins, on y entre par un escalier ou un grand portail.

  • Plus haut, ce sont des maisons anciennes dont certaines ont des jardins.

  • Au n°42, la maison de Pauline Jaricot dédiée à Marie, datant du 16e siècle a bénéficié d'une complète rénovation de 2003 à 2005 avec des fenêtres à meneaux et des ouvertures en croix. Elle ouvre sur la montée Billé.

  • Coté est, face à la pente, on voit d'abord le magnifique escalier renaissance de la cour de la maison Paterin, le buste de Henri IV et des balcons à pilastres rouge sombre la face donnant sur la rue a été rajoutée au 19e siècle.

  • Le gymnase, deux étages de béton remplace une jolie tour ronde qui avait résisté jusqu'en 1900.

  • Puis ce sont d'anciennes maisons, belles et simples, de deux à quatre étages, interrompues par les montées, qui forment de petites places aux croisements. Certaines sont rénovées, d'autres attendent de l'être, comme le n°15 aux beaux volets toujours fermés. Le n°19 a une superbe porte semblant de prison.

  • La petite niche à l'entrée de la montée du Garillan accueille une vierge récente, métallique à la finesse de traits rare.

  • La villa Florentine dispose de terrasses et de jardins et d'une grande ouverture aux n°27 et 29.

  • Ensuite, on passe entre deux bois. Derrière de gros murs de soutènement, celui du Rosaire en amont est bien entretenu, celui d'aval qui descend jusqu'au Chemin Neuf est à l'état quasi sauvage, plus ou moins fermé par une barrière de béton.

  • La montée se termine par le grand bâtiment de pierre de l'Antiquaille.

Dédicace

  • Saint Barthélemy était l'un des 12 apôtres, il serait mort écorché vif en Arménie après avoir évangélisé la Turquie. Il est fêté le 24 août et patronne les bouchers et les tanneurs. Vers 840, Barthélemy, évêque de Narbonne est venu déposer la mâchoire du saint dans la crypte de l'église Saint Irénée.

  • Les Lyonnais l'appellent familièrement la Saint Bart.

Histoire

  • La montée suit la voie romaine qui partait vers le nord.

  • Ponce Pilate y serait né 20 ans avant Jésus Christ, c'est probablement le seul Lyonnais qui l'ai connu personnellement. Il serait ensuite revenu mourir à Lyon ou alentour donnant son nom au mont Pilat que l'on voit depuis les ponts du Rhône.

  • Une des portes de Lyon du moyen âge, la porte de Confort barrait le bas de la rue.

  • Les établissements religieux et la maison de l'Antiquaille ont été construits à partir du 16e siècle.

  • Une plaque devant la maison de Henri IV rappelle que la maison a été construite sous le règne de François Premier qui y a logé en 1515, elle dépend de la rue Juiverie, le buste de Henri IV a été ajouté au 19e siècle, témoin d'une nuit passée ici en décembre 1600. La confrontation dure depuis quatre cents ans, puisque le père Chérubin, moine de ce couvent avait tenté d'assassiner le roi. Henri IV était déjà venu loger dans la montée, chez Mandelot en 1595, après Henri III en 1582. Cette maison est devenue ensuite monastère des Chazeaux puis fut en partie détruite, en partie absorbée par l'Antiquaille.

  • Au 16e siècle, la famille Gadagne y tenait une puissante maison cédée à Pompée Porro puis aux moines Capucins qui en firent une école toujours très active sous les Maristes, successeurs des Capucins. En 1816, les Maristes avaient commencé par des oeuvres missionnaires en Océanie avant de prospérer dans l'enseignement. La maison des Maristes avait été construite par Octavio Mey en 1640. Le roi Louis XIV y vint en visite et repartit avec un bouclier romain trouvé dans le Rhône en Avignon. La loge maçonnique union et confiance l'occupa aussi.

  • Les Récollets sont arrivés en 1623, leur couvent a été rénové en 1988 pour en faire des habitations.

  • En 1822, au n°42, Pauline Jaricot fonda la maison de la propagation de la foi et le rosaire vivant à destination des ouvriers démunis. C'est l'une des figures du christianisme social. Son association compta 2 250 000 membres en 1862. Cette maison appartient à l'oeuvre pontificale missionnaire qui poursuit son action.

  • Jean Louis Remillieux, le fondateur de Match TV a été interne aux Lazaristes, il se rappelle la vue nocturne sur le vieux Lyon. Avant lui, le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez y a été étudiant.

  • Vers la fin du 20e siècle, la rue avait une vocation essentiellement d'enseignement tenu par les congrégations religieuses, depuis, une vague de rénovation a lieu en vue de logements individuels et hôteliers.

Art et associations

  • La société des Maristes y enseigne. Cette société a été fondée par Marcellin Champagnat qui est né en 1783 à Marlhes dans la Loire, il est mort le 6 juin 1840 et est devenu saint en 1999. Jérôme Bocuse y a étudié, il est désormais à la tête des restaurants Paul Bocuse, du SIRHA et de la BIG, salon de la restauration et Biennale du goût.

  • L'autre école secondaire de la rue est celle des Lazaristes. Le 4 mai 1673, les Lazaristes ont acheté la maison de Paul Mascrany pour s'installer à Lyon. Dans les années 1760, ils ont passé commande aux producteurs de pierre de Villebois pour construire leur chapelle. Ils ont été chassés à la révolution. Une nouvelle congrégation a repris les locaux pour y enseigner, l'actuelle chapelle date de 1867. En août 1793, la maison des Lazaristes, avait servi de refuge aux familles dont la maison avait été incendiée.

  • La salle de sport de la ville est dédiée à Auguste Thézillat, président de l'ASGEP, une plaque conserve sa mémoire.

  • Les Tupiniers de Lyon organisent une grande exposition annuelle place Saint Jean.

Commerces et services

  • L'ECAM école catholique des arts et métiers forme des ingénieurs.

  • La Villa Florentine est un hôtel de luxe avec restaurant assorti.

Juin 2006

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