Boulevard des Belges

Boulevard des Belges





Situation


  • Le boulevard des Belges débute quai de Grande Bretagne, au niveau de la place Leclerc. Il limite au nord le damier des Brotteaux en longeant le parc jusqu'à l'avenue Verguin, il poursuit ensuite en obliquant vers le sud pour se terminer place Jules Ferry, face à la gare des Brotteaux, au croisement des rues Curie et Récamier.

  • Le croisement avec le boulevard des Brotteaux, le boulevard Anatole France et le cours Vitton est particulièrement difficile à traverser, il est agité de courants d'air turbulents et marque bien la transition entre le quartier du parc et le quartier de la gare des Brotteaux.

  • La circulation se fait sur trois ou quatre voies vers le Rhône et une ligne des bus va à contresens.


Architecture


  • Ce sont les constructions du coté nord le long du parc qui donnent son originalité et sa réputation au boulevard. Les maisons ne sont séparées du parc que par une grille et leur propre jardin. Elles sont séparées entre elles par des jardins qui laissent apercevoir les arbres du parc. On en trouve deux types principaux, des hôtels particuliers du début du 20e siècle et des petits immeubles luxueux des années 1960. Certains sont construits sur la rue, d'autres en retrait, ils sont à l'abri de grilles avec de nombreux petits pavillons.

  • Le 15 dispose d'une belle entrée abritée devant la loge du gardien, il a une architecture de château avec ses volumes et ses quatre colonnes, tout comme le 29. Le 19 a une grande verrière.

  • Plusieurs sont construits sur deux plans, un sur rue et un sur parc, comme les deux manoirs de pierre ocre du 33 et les deux immeubles jumeaux dallés de marbre des 35 et 37.

  • Le 39 laisse apparaître le parc par un grand porche, la façade possède une belle proportion rectangulaire avec ses trois étages et ses larges fenêtres.

  • Face aux rues Duquesne et Tête d'Or, deux pavillons ornés de figures entourent les grilles vertes aux lions dorés qui ouvrent l'accès au parc.

  • Le 59 est particulièrement élégant par son petit volume de un étage, ses lettres SVY gravées sur la pierre fine.

  • Le 63 est le dernier collé au parc, il a une architecture particulièrement alambiquée, entre manoir, villa et chalet, il fait face aux grandes serres tropicales.

  • Avant ces maisons, deux immeubles, puis un bien décoré au 5 ouvrent la rue. Après l'avenue Verguin, un petit square compense le triangle libre, puis c'est un alignement d'immeubles du début du 20e siècle cachés par les platanes.

  • Le 67, avec ses pierres roses et ses balcons est défendu par quelques têtes dont une particulièrement horrible sur la dernière colonnade. Le 87 fait un bel arrondi sur la rue Tronchet avec trois balcons et de belles têtes de femmes et gueules de lion. Il faut remarquer la façade du 93 avec ses deux personnages qui se regardent en couvrant les chenaux.

  • Le coté sud est moins extraordinaire bien que le boulevard n'étant pas dans l'alignement des autres rues, il a permis aux architectes de combler les angles obtus mais surtout aigus par quelques belles réalisations. Comme en face, les constructions sont du début du 20e siècle, puis du milieu de ce siècle.

  • Le premier immeuble est une grande barre de douze étages.

  • Après la rue de Créqui, c'est un alignement d'immeubles assez hauts, quatre à huit étages.

  • Le 16, daté de 1910 se distingue par une belle façade à grandes ouvertures, il est décoré d'une marquise et d'une tête de lion avec deux étonnants angles aigus sur les rues Duguesclin et Faurax. Il est entouré de deux immeubles jumeaux plus hauts avec des colonnades de béton blanc.

  • Au 24, la résidence hôtelière se trouve dans un ample immeuble daté de 1993 avec des avancées brunes anguleuses et sa série de drapeaux invitant le client international.

  • Après la rue Boileau, l'angle aigu est occupé par la grosse tour ronde et la rotonde du musée Guimet.

  • Au 48, deux petits immeubles à toits d'ardoise partagent le même jardin.

  • Le 52 offre de belles formes anguleuses derrière son petit jardin.

  • Le 54 se distingue par ses deux énormes colonnes en avancée.

  • Au 58, l'angle obtus de la chambre des notaires fait un arrondi de pierres et de briques.

  • L'angle aigu avec la rue Masséna fait un joli arrondi terminé par une verrière entourée de colonnes et d'une couronne en béton.

  • Il y a des rangées de platanes de part et d'autre, sauf après l'avenue Verguin où ils ne sont que du coté est laissant apparaître une longue série d'immeubles coté pair avec un bon nombre de demi-colonnes en avancée. Ils ont été construits au début du 20e siècle, le 112, comme le 99 en face est daté 1913-1914.


Dédicace


  • Les Belges méritent largement un boulevard. Ils l'ont obtenu grâce à leur résistance à l'envahisseur en 1914, de même que les rues d'Anvers et de Ypres.

  • Auparavant, on était boulevard du Nord.

  • Hippolyte Dechez est né à Lyon en 1801, il a fait une carrière d'acteur de théâtre qui l'a amené à triompher à Bruxelles sous le nom de Jenneval. En 1830, il a participé aux mouvements qui ont conduit à l'indépendance de la Belgique et a écrit les paroles de l'hymne des Belges, la Brabançonne.


Histoire


  • Après 1831, on a construit une ceinture de fortifications autour de l'est Lyonnais. La fortification a vécu une trentaine d'années avant d'être démantelée et remplacée par une promenade arborée.

  • Au 19e siècle, avant que l'on construise les belles maisons, il y avait quelques masures. Dans l'une d'entre elles, un sorcier puis son successeur ont oeuvré des années. Ils donnaient une figurine et une aiguille à leur client pour tuer leur ennemi ou toucher le coeur de leur amour. Ce commerce prospéra jusqu'au suicide du sorcier.

  • Le mage Philippe y aurait aussi fait quelques guérisons miraculeuses, il est ensuite parti à proximité rue Tête d'Or.

  • Le maire Gailleton a édicté un règlement pour les constructions du coté nord en 1897, les commerces y étaient interdits, de même que les hauteurs supérieures à trois étages. Les constructions se sont échelonnées dans la première partie du 20e siècle.

  • Georges Villier a vécu au 29, il a été maire de Lyon de juin 1941 à juillet 1943 avant d'être déporté. Après la guerre, il est devenu le premier président du patronat français, le CNPF.

  • Le musée Guimet d'histoire naturelle est au 28 depuis 1878. Guimet avait une prodigieuse collection d'art asiatique. Cette collection n'attirait pas les passions et le musée fut transformé quelques années en patinoire. Du coup, le musée Guimet se trouve à Paris. Lyon s'est rattrapé par la suite et notre muséum a ouvert en 1913.

  • Le 27 août 1955, la grêle a détruit la verrière du musée et un grand nombre de collections ce qui a privé les Lyonnais de leur musée jusqu'en 1962.

  • Le musée Guimet a abrité un musée colonial de 1927 à 1968.

  • Le musée a été gratuit jusqu'en 1990, lieu inoubliable des dimanches pluvieux de tous les petits lyonnais. Il a fermé définitivement en 2007, son successeur devrait être le musée des Confluences.

  • A cette période, Pierre Botton vivait boulevard des Belges, il avait fait fortune dans des affaires douteuses, c'est lui qui a financé la campagne victorieuse de Michel Noir vers la mairie. Après quelques années de gloire, le tandem a commencé à faire de l'ombre au pouvoir national, ce qui a conduit Botton en prison.

  • Les maisons sur le parc étaient supposées demeures des plus riches Lyonnais, cultivant la discrétion attribuée aux Lyonnais, nombreuses sont les plaques sur lesquelles les habitants ne mentionnent que leurs initiales. René Belletto y place l'intrigue de son livre sur la terre comme au ciel, imaginant que la nuit venue, seuls les rugissements des lions troublent le silence du parc et le sommeil de ceux que les finances ont favorisé.


Art et associations


  • La chambre des notaires du Rhône.

  • L'association Valentin Haüy pour les aveugles est installée au 97. Le 12 novembre 2010, on y a inauguré un clavier sur lequel on peut toucher l'alphabet de Louis Braille.

  • La librairie du Parc.


Commerces et services


  • Les Allemands y ont leur consulat général.

  • La médecine est bien représentée avec quatre professionnels, la clinique du parc, un centre dentaire, le centre Tête d'Or de rééducation, douze médecins et une pharmacie.

  • Une résidence hôtelière.

  • Les commerces sont plutôt concentrés vers les Brotteaux avec un restaurant, un snack, une pâtisserie, un vendeur de parquets, un de téléphone, un bureau de poste, deux cours, deux magasins d'informatique.

  • Trois banques, un magasin de journaux et un kiosque, un magasin de vêtements, un coiffeur, un institut de beauté.

  • Un magasin de décoration, une agence immobilière, une régie, une papeterie quatre sociétés.

  • Deux stations vélo V.



Juin 2006

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Le boulevard des Belges débute quai de Grande Bretagne, au niveau de la place Leclerc. Il limite au nord le damier des Brotteaux en longeant le parc jusqu'à l'avenue Verguin, il poursuit ensuite en obliquant vers le sud pour se terminer place Jules Ferry, face à la gare des Brotteaux, au croisement des rues Curie et Récamier.

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