Rue René Leynaud

Rue René Leynaud







Situation


  • C'est une rue toute droite qui traverse les pentes depuis la montée de la Grande Côte jusqu'à la montée Saint Sébastien.

  • La circulation se fait en sens unique de l'ouest vers l'est. Les voitures sont garées d'abord au sud puis au nord.

  • Il y a de nombreuses traboules dont plusieurs sont fermées. Au 17 on peut monter rue Burdeau, au 6 on peut descendre rue des Capucins.


Architecture


  • Les impairs sont adossés à la pente. Ils commencent par un immeuble moderne achevé après la destruction de 1988 de l'îlot Vieille Monnaie.

  • Ensuite se sont des immeubles anciens d'alignement aléatoire au nord, assez bien alignés au sud. Ils font trois à six étages et paraissent hauts en regard de l'étroitesse de la rue.

  • Le milieu de la rue est marqué par l'arrivée de la rue Rozier qui dégage une vue vers le sud et par le magnifique fronton de Saint Polycarpe. L'intérieur est très beau aussi avec de nombreuses sculptures et un orgue impressionnant.

  • Plusieurs éléments d'architecture sont à remarquer en plus de l'église Saint Polycarpe.

  • Au 12, une magnifique façade du 16e siècle et une belle cour.

  • La belle entrée en porche du passage Thiaffait et celle du passage Mermet au 27.

  • Au 23, une belle porte et une belle cour.

  • Au 33, la belle imposte de fer forgé.


Dédicace


  • Cette rue s'est appelée rue Besson, puis elle est devenue rue Vieille Monnaie.

  • René Leynaud est né le 24 août 1910 à Lyon.

  • René Leynaud vivait au 6, poète et correspondant au Progrès, son appartement a été un lieu de résistance. Il y a hébergé Albert Camus. Sa correspondance de 1943 et 1944 avec l'écrivain a été publiée. Il a été arrêté place Bellecour en mai 1944 et exécuté dans une forêt à Villeneuve dans l'Ain le 13 juin 1944. Le 7 mars 2016, la ville a fait poser une plaque à sa mémoire au dessus de sa porte.

  • François Leynaud est honoré 154 rue Beauvisage par une cité HLM et un profil médaillon.


Histoire


  • Pendant l'antiquité c'est dans cette zone que s'élevait le temple d'Auguste.

  • Ce terrain a été abandonné au 3e siècle.

  • Au moyen âge, les pierres ont été utilisées pour construire le pont de Saône et d'autres édifices, et notamment l'église Saint Martin d'Ainay dans laquelle on peut toujours admirer les colonnes de marbre du temple.

  • A la renaissance, en 1518, la ville grandit et Claude Besson, maître des monnaies acheta un grand terrain pour y planter une vigne et y établir son atelier de monnaie.

  • Le 19 mars 1521, le consulat (la municipalité) vint sur place pour examiner la rue que Besson voulait tracer. Il décréta que la rue s'appellerait Besson et qu'elle ferait vingt pieds de large. L'une des plus larges de la ville. Rendez vous rue Besson pour vous rendre compte que la conception de largeur a beaucoup changé depuis cinq cents ans.

  • La rue fut lotie dans le siècle qui suivit en partant vers l'est. La partie à l'est de la rue Coysevox était occupée par le couvent des Ursulines installées à partir de 1612. Les Ursulines sont arrivées en 1622 au 33, en 1702, elles ont fait construire leur maison au 20, les locaux ont été vendus à la révolution.

  • La fabrication de pièces dura jusqu'en 1600, date à laquelle Henri IV fit racheter un hôtel particulier pour y installer le nouvel atelier de la Monnaie. La rue où était installé le nouvel atelier prit le nom de rue de la Monnaie et le garde encore, la rue Leynaud devenant rue de la Vieille Monnaie pour 350 ans.

  • Ce nom a survécu jusqu'en 1988 dans le passage et l'îlot Vieille Monnaie à l'angle de la Grande cote. Les maisons et la traboule qui se trouvaient là ont été les victimes d'un des derniers actes de vandalisme municipal. Il en reste un parking sous la dalle et une place dite du Chat Noir que la municipalité actuelle voudrait bien exploiter.

  • C'est ici que les Oratoriens se sont installés de 1665 à la révolution et ont bâti leur église Saint Polycarpe dont la façade a été achevée en 1760. Elle est dédiée au maître à penser des deux premiers évêques de Lyon, Pothin et Irénée. Cette église a été reprise par la paroisse en 1791, puis agrandie au 19e siècle en creusant dans la colline. Les maisons des oratoriens existent toujours au 29 et 31 et datent de 1779.

  • L'abbé Rozier, le premier curé est mort d'un boulet de canon en 1793 dans la maison voisine.

  • Les statues décapitées de Saint Polycarpe portent encore les stigmates de ces luttes intestines de la révolution.

  • Une plaque rappelle que le plus célèbre architecte lyonnais du vingtième siècle Tony Garnier ainsi que son successeur Pierre Bourdeix ont enseigné l'architecture dans la rue de 1908 à 1946.

  • Au 21, une autre plaque rappelle la mémoire de Eugène Pons, imprimeur qui est mort en déportation en 1945 pour ses activités de résistance.

  • Le 32 a abrité une brasserie puis un cinéma au cours du 20e siècle.


Art et associations


  • Ils se bousculent dans la première partie de la rue alors que vers la montée Saint Sébastien de nombreux pas de porte sont inoccupés.

  • Il y a deux sièges d'associations à but musical et organisatrices de festivals, Ecouter/Voir, Médiatone, Jarring Effect, FM Air, à Thou Bout de Chant, Convoyeurs de sons, High Tone.

  • Le Kotopo est une association visant à promouvoir les cultures internationales dont les langues.

  • Habitat et humanisme y dispose d'un point d'accueil.

  • Le théâtre de la Platte est célèbre à Lyon.

  • Au 20, la galerie Trait Personnel vient de s'installer.

  • Il y a une salle d'exposition au 13, un film a été tourné dans cette allée où l'une des héroïnes, Natacha Régnier si mes souvenirs sont bons vivait dans l'allée et y recevait sa soeur Miou Miou et son père Michel Piccoli.

  • Au 30 se trouve une traboule dans laquelle fut séquestré un héros de bande dessinée, dans l'Impasse, de Berlion et Corbeyran, série des Sales Mioches, série dans laquelle Lyon se trouve magnifiquement dessinée.

  • La galerie Confluence a déménagé 25 rue René Leynaud. En 2009, elle a organisé une exposition d'art sacré suivant les dates de la biennale.


Commerces et services


  • Il y a plusieurs restaurants. Le Buddy Burd est le premier restaurant de style mexicain de Lyon. A l'intérieur on peut y apercevoir l'immense statue reproduisant un géant de Tula. Plus loin se succèdent le Thiafé, Tante Lina et les Demoiselles de Rochefort.

  • Il y a plusieurs bars dont, les Thé Tards de Katmandou, le Scandal Bar et le bar Lax ainsi qu'une boite de nuit.

  • Un autre bar a longtemps servi des bières et fait écouter de la musique originale. Il dispose d'une belle salle à l'angle de la Grande Côte à l'enseigne du Sqwat café ou du Bock Son. Comme il fonctionnait sous le mode de squat, et que ce mode d'organisation n'est guère favorable au commerce ni apprécié par les municipalités, il y a quelques années que la porte reste irrémédiablement fermée. Une autre salle est fermée dans la plus belle maison de la rue, on peut y voir l'enseigne Taverne II Lyon.

  • Le médiateur de la presqu'île est une boutique de droit.

  • The Body art est une boutique de tatouages.

  • On trouve aussi, le mouvement perpétuel, une agence de communication, deux architectes, un psychologue et une alimentation.

  • Les abonnés bénéficient d'un parking auto souterrain.


Bref, tout ce qu'il faut pour en faire une rue animée et emblématique de l'esprit des pentes de la Croix Rousse.



Septembre 2004

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C'est une rue toute droite qui traverse les pentes depuis la montée de la Grande Côte jusqu'à la montée Saint Sébastien.

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