Rue de la Part Dieu
Situation
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La rue de la Part Dieu va du quai Augagneur à la rue Garibaldi, au sud de la rue Servient et au nord de la rue Mazenod.
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Vers l'ouest, on marche en vue du grand dôme de l'Hôtel Dieu, vers l'est en direction du gros cube de la cité administrative. L'horizon est devrait évoluer, en 2025, il est prévu de démolir la cité.
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La chaussée, assez large, est partagée de façon originale, entre les traditionnels trottoirs et la voie des voitures qui circulent vers l'est, on a ajouté deux bandes cyclables qui sont séparées des voitures par une alternance de végétaux et de places de stationnement avec une station de vélo V.
Architecture
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Malgré de nombreuses exceptions, elle illustre assez bien la progression de la ville vers l'est à partir du quai au 19e siècle avec de beaux immeubles cossus, puis le début du 20e siècle après la rue du commandant Dubois, le milieu du 20e siècle pour la partie centrale puis les années 1970 après la rue Philip.
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Coté nord, on peut admirer quelques belles ferronneries comme aux appuis de fenêtres au 3 ou aux balcons du 5 alors que le 11 regroupe les deux décorations.
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Parmi les éléments à voir, les grilles d'entrées du 24, les arrondis au croisement de la rue de Sévigné et le lion couché au 28. En 2025, j'ai remarqué la curieuse façade vitrée et courbée au 26.
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La petite maison de pierres finement sculptées à l'angle de la rue Corneille est l'ancien presbytère de l'église de l'immaculée conception construit en 1861.
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Des immeubles plus hauts et plus modernes font le croisement avec l'avenue de Saxe avec des surfaces vitrées et anguleuses.
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Face à la place Guichard, l'immeuble du 61 au 67 occupe tout le pâté de maison, il est daté de 1897 et 1898 et les deux pignons saillants aux angles lui donnent une belle unité, en face, la bourse du travail, monument historique daté 1936, signé Charles Meysson architecte et Fernand Fargeot peintre, en impose par ses grands pans coupés. Le 76 avec son entrée à colonnes et son homme musculeux en bas relief est de la même époque, 1934, l'inscription et la plaque disent qu'il appartient à la caisse d'assurances sociales Le Travail et qu'il a été construit par des coopératives ouvrières sous la direction de l'architecte Louis Weckerlin.
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Après la place Guichard, on se retrouve entre des maisons plus anciennes et plus simples, deux à quatre étages, hormis celle plus importante, en pierres du crédit municipal.
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Le dernier bloc après la rue Philip est bordé d'immeubles des années 1980, anguleux avec de nombreux balcons. Le 92 montre de curieuses bandes vitrées.
Dédicace
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Sous l'ancien régime et jusqu'au milieu du 19e siècle, il y avait un grand domaine agricole dit de la Part Dieu situé environ au débouché est de la rue.
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Nous toutes à tenu à honorer Lola Lafon, autrice et chanteuse venue plusieurs fois à Lyon au festival de la villa Gillet.
Histoire
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En 1973, le 45 de la revue Rive gauche donne l'historique de la Part Dieu. On y apprend qu'un domaine s'est constitué sur une motte à l'abri des crues du Rhône qui arrivaient jusqu'ici. Les archives départementales conservent un acte de vente d'échange de 1203 d'une terre de la Partdeu, point de départ d'une exposition et d'un livre La Part Dieu 800 ans d'histoire. La revue place le château construit par Jean de Rousselet vers 1500 au croisement de la rue Boileau, depuis Philip et indique qu'il reste des vestiges au 90 et 101. Marc Antoine Mazenod en a fait un domaine immense à partir de 1661 en achetant des brotteaux et l'a transmis à sa fille Catherine qui elle même les a vendu à l'hôtel Dieu en 1725. Une ferme de la Part Dieu a tenu jusqu'en 1874.
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En 1793, certains des condamnés du siège de Lyon ont été fusillés attachés aux arbres qui bordaient le chemin de la Part Dieu. Sur 208 condamnés issus de la cour de la prison de Roanne, il y eut 209 exécutés, en effet, si un prisonnier réussit à s’échapper, deux pauvres gens furent emmenés par erreur.
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Le cheminement peut faire croire qu'il a fallu deux siècles pour construire le long de cette rue, en fait, la seconde moitié du 19e siècle a suffit pour le faire mais des aménagements successifs l'ont presque entièrement transformée.
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Dans la vitrine du magasin moto dépôt, on peut voir la moto au guidon de laquelle Jean Paul Lecointe, né à Lyon le 9 février 1958 a enlevé plusieurs titres et a excité les bravos des Lyonnais quand il se mesurait aux meilleurs au bol d'or ou au grand prix de France. Il est parti en 2020. Le site bike70 raconte son histoire.
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Les constructions se sont stabilisées, en 2025, le dernier semble être le 26, construit en 2013.
Art et associations
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La salle Albert Thomas à la bourse du travail reçoit des congrès syndicaux au aussi des spectacles, de nombreux artistes y ont donné des concerts comme celui mémorable de Hubert Félix Thiéfaine.
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Le drapeau au 26 loge des services départementaux et offre un espace associatif.
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Musique création donne des cours de guitare basse.
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On peut voir du théâtre à tour de rôle.
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En 2025 j'ai vu la plaque de l'ordre des médecins du Rhône.
Commerces et services
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On y trouve cinq restaurants et quatre bars.
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Deux boulangeries, une pâtisserie, deux charcuteries et un marchand de vin.
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Deux magasins de meubles, un architecte avec un atelier de maquettes, un fleuriste, trois agences immobilières, une papeterie, une quincaillerie, un magasin de fils électriques, un d'informatique, un d'électronique qui vend des détecteurs de métaux.
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Un magasin de vêtements, un coiffeur, un institut de beauté.
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Dix avocats, une banque, une assurance, un garage auto, une auto école, quatre agences de voyage.
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Deux pharmacies, un centre de santé dentaire, le centre mutualiste Sévigné, quatre professions médicales.
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L'école maternelle Saint Exupéry.
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La salle de séminaire Augagneur, quatre sociétés plus une dizaine au 84.
Février 2007, novembre 2013 et juillet 2025
Dernière mise à jour :
Auteur : Franck