Rue du Dauphiné

Rue du Dauphiné





Situation


  • La rue du Dauphiné débute en jonction avec la rue Mouton Duvernet, face à la manufacture des Tabacs, cours Albert Thomas.

  • Elle se termine avec Lyon sur la rue Frédéric Mistral, elle forme une fourche dont la partie nord se rapproche de la place des Maisons Neuves et la partie sud se prolonge par la route de Genas après la rue Girié.


Architecture


  • Le coté impair commence le long du mur peint de la prison Montluc. En face, c'est une longue rangée d'immeubles de la fin du 20e siècle, aux multiples volumes, ils laissent la place à de la pelouse, des parkings et des arbres.

  • Une allée contourne la prison pour rejoindre la rue Jeanne Hachette avant quatre petites tours HLM.

  • La rue fait un coude vers le nord entre des immeubles assez hauts, de deux étages pour des maisons du début du 20e siècle à huit pour les immeubles de la seconde partie du siècle. Il y en a de tous styles et de toutes époques, les trottoirs sont larges et laissent la place à deux rangées d'arbres.

  • Avant le 25, une allée rejoint le jardin de la rue Hachette, au 31, une autre allée dessert des groupes d'immeubles neufs et ressort rue Renoir.

  • La rue fait un autre coude vers l'est, une large promenade entre le 37 et le 39 continue vers le nord jusqu'à la voie du tram en vue du château Sans Soucis.

  • Sur la portion suivante, les immeubles sont uniformément plus hauts, récents dans le 20e siècle au sud, plus anciens au nord. Le hall du 50 va jusqu'à la grille de l'impasse Rampon. On peut voir une belle porte au 56 et une autre immense au 59. Un porche au 62 donne accès au parc Sisley entre les immeubles.

  • Le croisement avec l'avenue Lacassagne est très vaste, au sud, un beau groupe de maisons laisse l'immeuble du 84 et son fronton aveugle curieusement isolé. Le centre de la place est bien pavé de granite gris, on a laissé la petite maison de pierres du chef de gare de la ligne de l'Est.

  • La section suivante est moins haute, jusqu'à cinq étages avec une alternance de maisons anciennes et d'immeubles du début du 21e siècle dont la résidence du 94, bien blanche avec ses balcons en vague. Les résidences neuves sont plus soignées que les anciennes, on peut voir que le quartier s'enrichit. Au 79, la cour se trouve quelques mètres en contrebas de la rue, ensuite, face à la rue Villebois, on peut voir trois maisons individuelles et d'autres en retrait. Le 110 date de 1955.

  • La toute dernière partie est plus ancienne, semblant de l'époque 1900, entre des maisons en alignement, jusqu'à un étage avec deux ateliers.

  • La fourche finale laisse la place à un triangle avec quelques bancs et des emplacements de parking.


Dédicace


  • La rive gauche du Rhône a fait longtemps partie du Dauphiné.

  • Le 16 juillet 1349 c'est à Lyon, dans l'église des dominicains, place des Célestins que le Dauphin Humbert II céda le Dauphiné aux rois de France se faisant moine devant le prince Charles. L'usage a perduré, le fils aîné du roi obtenait le titre de Dauphin, le fief sur le Viennois et sur toute la rive gauche du Rhône à Lyon.

  • C'est le comte Guy de Forez qui le premier avait pris le titre de Dauphin et les armoiries d'un dauphin d'azur.

  • Auparavant, on était route de Crémieu, qui est une petite ville du Dauphiné et sur le chemin de grande communication 29.


Histoire


  • Contrairement à l'habitude qui voit les chemins sinueux expliqués par leur ancienneté, ici, ce sont l'installation du fort Montluc, puis la construction du chemin de fer de l'est au milieu du 19e siècle qui expliquent les coudes de la rue du Dauphiné. Cette voie a favorisé l'industrialisation du quartier. Elle a été progressivement dédiée au logement cent ans après quand les industries partirent en banlieue.

  • Le fort Montluc qui en borde le début a été la principale prison utilisée par les Nazis de 1941 à 1944. Un monument rappelle que 15 000 personnes y ont été détenues, certaines torturées, 900 sont mortes et 950 autres ont été libérées le 24 août 1944. Le mur de la prison a été peint avec le portrait de Jean Moulin, son nom, celui de Daisy Martin, Robert Cluzan et bien d'autres, puis des prénoms de personnes des années de guerre et enfin ceux des enfants de la fin du siècle. Un peu plus loin, au 25, les anciens des FTPF ont fait poser une plaque à la mémoire de leurs camarades Robert Rabatel et René Tuberga, déportés à Dachau et morts pour la France.

  • En 2004, les rails étaient arrachés pour préparer la future ligne de tramway en direction de l'aéroport.


Art et associations


  • Une librairie la marmite aux livres et le théâtre IREPS.

  • Le cercle des Dauphins.


Commerces et services


  • Deux restaurants, cinq snacks et cinq bars.

  • Quatre alimentations, deux boulangeries.

  • Deux électriciens, un astrologue, le menuisier Mastard qui a une belle enseigne de bois, un plombier, un graveur, trois serruriers, un tapissier.

  • Un fleuriste, un magasin de décoration, deux de journaux, deux vendeurs de téléphone, un de vélos, un d'informatique.

  • Quatre coiffeurs, trois pressings.

  • Une assurance, un garage auto.

  • Une résidence services et une résidence étudiante.

  • Deux dentistes, une pharmacie, un ambulancier.

  • Une agence d'intérim, un bureau de poste.




Mars 2008

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