Rue de l’Abbé Boisard
Situation
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La rue de l’abbé Boisard commence dans le septième, place de Stalingrad, en bifurcation avec la grande rue de la Guillotière. Les numéros 1 à 7 sont la partie nord de la place.
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La rue commence véritablement après la rue Garibaldi dont les six voies de circulation et les deux de stationnement forment un obstacle infranchissable à cet endroit. En 2026, des feux permettent la traversée.
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Elle entre dans le troisième en franchissant le cours Gambetta et se termine boulevard Vivier Merle.
Architecture
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Elle recoupe les autres rues à l’oblique et elle est un peu tordue ce qui lui donne une allure originale avec une alternance de maisons anciennes et d’immeubles neufs. Les constructions sont assez hautes, jusqu’à dix étages.
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Après la rue Garibaldi, elles font de légers coudes entre des immeubles aux angles irréguliers, trois à huit étages de toutes les époques du 20e siècle et du début du notre. La façade du 24 est la plus notable avec sa vitrine rouge et ses avancées en colonnes. La maison du 28, placée dans une cour a une petite tour sur la rue Victorien Sardou.
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Ensuite, les façades du coté sud épousent la courbe à petits angles. Le coté nord suit un jardin privatif derrière une haie puis une grande résidence à balcons au 19, la villa Toscane avec plusieurs bâtiments construits à partir du cours Gambetta.
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Au 40 on voit deux grandes maisons anciennes un peu surélevées, en retrait dans leurs jardins, une autre grande maison a son flanc de trois étages sur l’alignement, elle ouvre sur un beau portail de jardin à l’angle de la rue Nicolaï.
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Après le cours Gambetta, le coté sud commence par un pavillon d’angle, il est prolongé par un long mur derrière lequel on voit une grande bâtisse à l’allure de couvent avec son toit d’ardoise ouvert par une rangée de fenestrons. Le mur porte un ancien portail muré encadré de deux colonnes de pierres. Plus loin, un portail de fer laisse voir le flanc de la résidence puis la rue se termine au flanc de l’immeuble de bureaux d’Orange. Lors de mon passage de 2017 il avait été remplacé par une imposante barre aux ouvertures brunes, le jardin était laissé à l'état naturel derrière de grandes grilles. Il a été travaillé en 2020 pour ouvrir le jardin Suzanne Buisson.
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Coté nord, l’immeuble du 119 cours Gambetta fait une courbe pour s’orienter sur la rue puis on entre dans le nouveau quartier de la Buire, une palissade dissimule un grand trou, la résidence étudiante avec ses balcons anguleux n’est pas achevée mais déjà habitée, le dernier cube de sept étages, un tiers blanc entre deux tiers vitrés semble destiné à des bureaux de l’avenue Vivier Merle. En 2017, le chantier était achevé, et les immeubles séparés par les nouvelles rues de la Buire.
Dédicace
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Louis Boisard est né à Lyon le 12 juin 1851, 9 plateau de la Butte, il y est mort le 12 mars 1938 alors Saint Rambert 2 montée de Saint Cyr.
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Il a passé sa jeunesse auprès de l’église Saint Bruno des Chartreux avant de devenir prêtre.
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Comme il avait une formation d’ingénieur, il n’est pas devenu curé mais il a fondé l’œuvre des ateliers d’apprentissage dans laquelle il enseignait l'ébénisterie. Son œuvre lui a survécu et c’est à son propos qu’on a pour la première fois utilisé le terme de prêtre ouvrier.
- Le 29 janvier 1912, le conseil municipal a décidé l'achat d'un terrain à M Boisard, propriétaire 13 rue de Crémieu en vue de l'élargir. C'était le siège des ateliers de l'abbé Boisard, qui continuaient le long de la rue Sardou jusqu'au cours Gambetta. Jean François Saffange leur a consacré un livre, le père Boisard et l'oeuvre des ateliers d'apprentissage de la Guillotière. L'inventaire du patrimoine s'appuie dessus pour retracer son historique, l'ancienne propriété a été confiée à la société de Saint Vincent de Paul dont Boisard est devenu aumônier en 1879 avec trois cents enfants. La propriété a été revenue en 1964 à V Bérard et fils.
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Auparavant on était rue de Chambéry et rue de Crémieu.
Histoire
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La rue de l’abbé Boisard est très ancienne, c’était le début de la route de Crémieu.
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Elle a été urbanisée au fil du 19e siècle.
- L'inventaire du patrimoine retrace l'histoire du 40 qui était une vigne en 1824, le docteur Violet y a fait construire une clinique gynécologique à partir de 1913 à l'angle de la rue Nicolaï récemment percée qui a fonctionné jusqu'en 1978 avant de devenir un foyer de jeunes filles de la congrégation des sœurs arméniennes qui a permis aux maisons de perdurer. En 2026, elle abrite la résidence Vilogia du jardin des sœurs.
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La dernière partie au nord était occupé par les ateliers de la Buire, dont 21000 m² ont été libérés en 2004 pour une opération immobilière qui est en voie d’achèvement en cette fin 2008.
- C'est la fin du vingtième siècle qui a donné son allure à la partie principale, le début du suivant à la partie nord, le 54, Acte III est daté 2014. Depuis, en 2023, l'angle sud du boulevard Vivier Merle a été doté d'un grand bâtiment vitré, appuyé sur un bâtiment rénové de 1979, comme le présente le journal du BTP.
Commerces et services
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Les commerces de détail sont vers la place Stalingrad, une alimentation, un garage auto, un tatoueur et un vitrier.
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La partie du troisième arrondissement groupe les équipements collectifs, foyer de travailleurs et résidence étudiante.
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Orange dispose d’un immeuble et il y a trois sociétés.
Novembre 2008, juillet 2017 et octobre 2026
Dernière mise à jour :
Auteur : Franck





























