Rue Lanterne

Rue Lanterne

Situation

  • La rue Lanterne est orientée nord sud, elle débute rue d'Algérie en prolongement de la place Tobie Robatel, elle finit en buttant sur une façade de la rue Longue.

  • Elle circule du sud au nord et mériterait de devenir piétonne.

Architecture

  • La première section, après la rue d'Algérie est courte et large entre d'importants immeubles du milieu du 19e siècle. Le second possède le portail grandiose de la galerie des Terreaux, malheureusement gâché par la crasse et une vilaine grille.

  • La rue Lanterne commence véritablement après la rue Constantine, c'est une section plus étroite bordée de maisons de différentes époques mais toutes centenaires.

  • Plusieurs belles portes aux 8, 9, 11 et 13 sont remarquables, mais ce sont les têtes qui se regardent par couple au-dessus du 8 qui sont les plus étonnantes. L'hôtel des Terreaux a de beaux vitraux sur sa porte et Bexley allie le cuir des chaussures au bois de la devanture.

  • Le temple a été construit entre 1855 et 1857 en style néogothique avec de belles arches.

  • On remonte encore dans le temps après la rue de la Platière avec une dernière section plus étroite.

  • On peut apprécier les belles portes aux 25 et 27 et en face celle du 26, avec une jolie main en heurtoir entourée de belles arches. Enfin, une jolie vierge occupe l'angle de la rue Longue.

Dédicace

  • La mairie l'a perdu de vue mais on est rue de La Lanterne.

  • La Lanterne était un feu installé dans une tour et qui donnait un peu de lumière à cette entrée de Lyon.

  • Au 14e siècle, les fossés de la Lanterne se trouvaient à l'emplacement de la place des Terreaux, ils étaient bordés par un rempart qui fermait la ville au nord en englobant l'abbaye Saint Pierre, sensiblement au droit de la rue Constantine actuelle.

  • Le sud de la rue nous rapproche des Bruxellois, au 18e siècle, elle s'appelait rue de l'enfant qui pisse.

Histoire

  • Cette rue est l'une des plus anciennes de Lyon et remonte au moyen âge. Elle était fermée par une porte à son extrémité nord.

  • En 1417, la muraille de la Lanterne menaçait ruine, le consulat a engagé des travaux menés par Aynard de Chaponnay.

  • Comme il y avait un poste de garde associé à la lanterne, on y avait entreposé des munitions. La nature étant plus forte que les précautions, cette cohabitation fut fatale à la tour de la lanterne qui fut détruite par un violent incendie. En 1539 ou en 1551, il a été décidé de détruire la porte de la Lanterne dans le cadre d'un vaste plan d'utilisation des fossés des Terreaux.

  • En 1529, il y avait des entrepôts de poix et farines qui ont été pillés lors de la grande rebeyne.

  • En 1790, la lanterne était le lieu des exécutions, la foule lyonnaise était alors prompte à réclamer la lanterne pour un coup de fusil tiré lors d'une bagarre.

  • Seule la partie nord est plus récente, elle se trouvait dans l'emprise de la boucherie des Terreaux, une sorte d'abattoir, et a été ouverte au milieu du 19e siècle. La boucherie de la Lanterne avait été construite en 1538, en remplacement de celle de l'Herberie, elle a brûlé en 1614 et 1734.

  • Pendant la guerre de 1940, le pasteur Roland de Pury a été arrêté au temple et emprisonné à Montluc pour sa participation à la résistance et aux cahiers des témoignages chrétiens.

Art et associations

  • La traboule de la galerie des Terreaux n'est ouverte que pour des événements comme la biennale d'art contemporain, le 8 décembre ou le salon du polar.

  • Le Hot club de Lyon est l'un des hauts lieux de la musique à Lyon, c'est la première salle consacrée au jazz a avoir existé en France, sans être suffisamment grand amateur pour savoir quelles pointures s'y sont produites, je me souviens de soirées euphoriques aux sons des Flagada Stompers.

  • Le temple établi en 1857 est dédié au culte évangélique dont la paroisse protestante édite aussi la lettre de la lanterne et tient un centre de documentation religieux. Le temple accueille parfois des musiciens, notamment en partenariat avec l'institut culturel italien.

Commerces et services

  • Jusque vers 1900, la rue Lanterne était réputée pour ses drogueries, qui faisaient suite au apothicaires du 17e siècle. Nombreuses arboraient des enseignes d'animaux, la maison Bietrix, à la licorne avait été fondée en 1620.

  • Certains commerces sont parmi les meilleurs de la ville, comme Terreaux bricolage avec ses vendeurs parfois moqueurs, mais toujours de bon conseil.

  • Maréchal centre, alimentation réputée pour ses fromages et son rayon de bière ainsi qu'une autre alimentation et une boulangerie.

  • La Bourse est tout aussi réputée pour le soin maniaque avec lequel elle entretient disques et livres d'occasion, sa présence a fait venir une autre librairie spécialisée dans les bandes dessinées et deux magasins de disques.

  • Il y a sept restaurants, trois bars, trois magasins de chaussures, autant de vêtements, un vend des jeux, un coiffeur, un bijoutier, un laboratoire dentaire, un hôtel, un plombier.

  • Je ne sais pas si c'est la présence du Hot club qui les a inspiré, mais trois boutiques de vidéo X se sont concentrées autour, le Hot club n'en a pas souffert, certains de ses habitués sont peut être amateurs de vidéos Hot, en revanche, ceux du musée de l'ours en peluche ont dû éviter le voisinage et l'enseigne a disparu.

Août 2005

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La rue Lanterne est orientée nord sud, elle débute rue d'Algérie en prolongement de la place Tobie Robatel, elle finit en buttant sur une façade de la rue Longue.

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