Rue des Augustins

Rue des Augustins





Situation


  • La rue des Augustins part du quai Saint Vincent pour arriver place Tobie Robatel.

  • La circulation, très réduite se fait dans le même sens, elle est réglementée de façon dure, l'interdiction des voitures à bras et à traction animale semble presque excessive.


Architecture


  • Elle est fort étroite, mal alignée, en légère montée et assez sombre.

  • Les maisons qui la bordent sont assez belles, surtout les pas de portes aux belles arches qui ont tristement été transformées en garages, ce qui nuit à leur charme. Les portes sont belles, certaines avec des chapiteaux.

  • Le bâtiment le plus important, très noirci est celui de la Martinière avec une porte somptueuse à l'angle de la rue Hippolyte Flandrin.

  • La fin de la rue est plus banale, avec néanmoins une belle imposte au 13, elle n'est pas alignée.

  • Une vierge nous souhaite la bienvenue à l'angle du quai, une seconde, nettement plus jolie, nous protège après la rue Grobon.


Dédicace


  • Une pierre d'angle de la rue est gravée rue Saint Augustin, 1679, il eut été opportun de conserver le nom de ce Saint algérien en prévision de la mise en place de la rue d'Algérie, immédiatement parallèle, en revanche, le caractère purement local de la rue gagne à la nouvelle dédicace, tout le quartier au nord de la rue était occupé par le couvent des Augustins dont le mur borde la rue.

  • Saint Augustin est né à Thagaste, aujourd'hui Souk Ahras le 13 novembre 354, il est devenu évêque à Hippone (devenue Annaba) et l'un des plus grands docteurs de l'église en s'opposant à Donat. Il est mort le 28 août 430.

  • Sous Clotaire second, roi de France, l'évêque de Lyon Ethere a ordonné Saint Augustin évêque des Anglais.

  • Sous l'ancien régime, on était rue des Carmes, la rue des Augustins étant alors l'actuelle rue Hippolyte Flandrin.


Histoire


  • Les Augustins se sont établi à Lyon en 1301 au faubourg de Chènevière, sinon vers 1308, ou en 1319, alors légèrement à l'extérieur de la ville. Leur cloître est toujours existant au milieu du lycée de la Martinière.

  • Les Lucquois, arrivés à Lyon au 14e siècle pour s'établir banquiers ou commerçants avaient leur chapelle en l'église des Augustins.

  • Barthélemy Buyer a installé Guillaume Leroy pour imprimer le premier livre français en 1473, dans sa maison, voisine des Augustins.

  • Louis XII a tenu un concile gaulois au couvent des Augustins à partir du 11 avril 1511.

  • De 1538 à 1541, c'est sur le terrain des Augustins, vers le jardin des Plantes, que Jean Neyron installa le premier théâtre permanent de France, la première pièce jouée fut la création du monde, auparavant les Augustins avaient fait jouer quelques pièces en commençant par la vie de Saint Nicolas en 1506. A cette époque, un Augustin, Julien Macho, précurseur de Martin Luther a fait imprimer une exposition de la bible en Français.

  • Les Augustins ont ouvert la rue en 1658.

  • Si on en croit la dédicace, les laïcs sont venus s'installer en face à partir de 1679 pour dessiner la rue.

  • Pendant le siège de 1793, l'église des Augustins a été transformée en hôpital.

  • La révolution a chassé les moines à la fin du 18e siècle, quelques années avant que Tabareau, riche des fonds de Claude Martin vienne implanter l'enseignement à la Martinière dont l'entrée principale se trouve place Rambaud.


Art et associations


  • Bados y dessine, Hervé Tonnard y est luthier et Boulet y dore.


Commerces et services


  • La Martinière est un lycée technique depuis bientôt deux cents ans, elle a attiré un centre de formation, et une halte garderie.

  • Il y a un restaurant, une boucherie, un bar et un antiquaire.



Août 2005

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