Rue du Boeuf

Rue du Boeuf

Situation

  • La rue du Boeuf est au pied de la colline de Fourvière dans le vieux Lyon.

  • Elle vient en prolongement de la rue de Gadagne, après la place du Petit Collège et part vers le sud jusqu'au croisement du Chemin Neuf, de la rue de la Bombarde et de la rue Tramassac qui la continue.

  • Au n°27, la longue traboule passe à travers quatre maisons pour rejoindre la rue Saint Jean par un étroit dédale. La dernière allée traboule avec la rue de la Bombarde par une grande cour. Le n°7 traboule vers la rue Saint Jean à travers une vaste et magnifique cour.

  • La rue du Boeuf est réservée aux piétons, c'est l'une des plus belles rues du vieux Lyon.

Architecture

  • La rue n'est bordée que de maisons anciennes, du 16e siècle, comme au n°1, ou du 17e comme au n°2.

  • Elle est pavée, irrégulière en largeur, tortueuse, elle finit par une légère montée.

  • La cour des loges est dans une superbe maison, il faut entrer y manger, y dormir ou à l'occasion d'une exposition artistique ou oenologique, pour ceux qui n'y entreront pas, la cour est reproduite sur un mur de la place Fousseret et sur un tableau derrière une vitrine. D'autres cours sont accessibles, comme au n°14 avec une arche étonnante et une tour d'escalier et surtout au n°16 avec la tour rose, cylindrique, et des portes magnifiques.

  • Une parcelle détruite a été aménagée en aire de jeux pour enfants avec quelques arbres, quelques bancs et de gros blocs de pierres au sol.

  • Il y a de très nombreux détails à admirer et des nombreuses arches tout au long de la rue.

  • En premier lieu, le Boeuf à l'angle de la place Neuve Saint Jean.

  • De belles sculptures d'impostes aux n°14, n°16, au n°19 l'enseigne à l'outarde d'or est datée de 1708.

  • De beaux encadrements de portes aux n°11 et n°16 et la porte du n°21.

  • Les encadrements de bois des restaurants, le tire-bouchon avec ses marionnettes et les Retrouvailles au n°38.

  • Il y a deux portraits magnifiques en médaillon sur le n°22 de la tour rose.

  • Quelques belles enseignes comme celle du cyclotouriste ou des Adrets.

  • Pour finir, une vierge sans mains veille à l'angle de la rue de la Bombarde.

Dédicace

  • La rue du Boeuf doit son nom à la statue de Boeuf dans la niche qui fait l'angle avec la place Neuve Saint Jean.

  • De nombreux siècles avant, elle se trouvait sur le trajet des processions du culte taurobolique qui montaient au temple de Cybèle au-dessus des théâtres romains.

  • Avant qu'on sculpte le Boeuf au 16e siècle, elle faisait partie de la rue Tramassac.

Histoire

  • C'est une voie qui précède la création de Lyon. Avant que l'occupation humaine ne stabilise son cours, la Saône possédait un bras qui longeait la colline.

  • Le quartier a été dans les premiers habités quand les Lyonnais ont dû quitter Fourvière pour descendre s'installer au bord de la Saône.

  • Un alchimiste nommé Jean y était installé, on a gardé sa mémoire puisqu'il aurait enseigné la magie au roi Louis XII.

  • Au 15e siècle, il y a eu un atelier de monnaie dont sont sorties les premières médailles, l'une en 1491 en l'honneur du mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne, la seconde à l'effigie de Louis XII. Ces médailles sont conservées au musée des Beaux Arts.

  • En 1562, un habitant a caché les reliques de la cathédrale dans son puits de la rue du Boeuf pour les préserver des velléités iconoclastes des protestants.

  • En 1650, la rue a été jointe à la rue Gadagne pour doubler la rue Saint Jean.

  • Au début du 20e siècle, ou à la fin du précédent, le mage Philippe y a eu son cabinet, un panneau le rappelle à la cour des Loges.

  • Les membres du gang des Lyonnais, auteurs en 1971 du premier hold-up du siècle à la poste de Strasbourg avaient leurs habitudes au tire-bouchon.

Art et associations

  • On peut voir de l'art dans la galerie les Loges, en lire aux éditions rendez-vous à Lyon.

  • Le Cyclotouriste installé depuis 1925 est paradoxalement célèbre pour une course à pied qu'il organise tous les deux ans en décembre avec départ à minuit de Saint Etienne et arrivée à la patinoire Charlemagne, soixante cinq kilomètres plus loin. Vers 1980, il organisait une autre course qui passait ici pour grimper par le Gourguillon jusqu'au village de Sainte Catherine quelques centaines de mètres plus haut et trente sept kilomètres plus loin.

  • La cour de la tour rose réunit un photographe, la paroisse orthodoxe Saint Jean le théologien, et l'institut des sciences clavologiques à la magnifique porte cloutée.

Commerces et services

  • Jusqu'au début du 19e siècle, il y a eu beaucoup d'ateliers de tissage.

  • Au début du 21e, les restaurants y sont les plus nombreux, quatorze, ainsi que trois bars et une boite de nuit.

  • Un vendeur de vin et un spécialisé dans le Porto qui annonce proposer le plus beau choix de France.

  • Deux hôtels de luxe, la cour des loges et la tour rose.

  • Un souffleur de verre, un fabriquant de meubles, un de broderies.

  • Trois magasins de décoration, une bijouterie, une agence de voyage et une société forment l'offre commerciale.

  • Depuis 2012, la Chope de Lug propose la majorité des bières de la région.

Juillet 2006

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La rue du Boeuf est au pied de la colline de Fourvière dans le vieux Lyon.

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