Rue Rabelais

Rue François Rabelais

Situation

  • La rue Rabelais se prend quai Augagneur, face au square Jussieu, elle prend forme de rue après le cours de la Liberté, elle part à l'est juste au sud du cours Lafayette jusqu'à la rue Garibaldi.

  • La circulation se fait vers l'ouest, avec un aménagement pour que les pompiers puissent sortir des deux cotés.

  • Vers l'ouest, on marche vers la verdure de la rangée d'arbres du quai avec la colline de Fourvière en second plan.

  • De l'angle du quai, on voit l'Hôtel Dieu où Rabelais a exercé.

  • Entre le 3 et le 5, une tentative de rue a avorté en impasse vers le nord.

Architecture

  • Le premier flanc est impressionnant par son architecture de château, fait de briquettes sous ardoises.

  • Passé le cours de la Liberté, dans la première partie, de part et d'autre, ce sont deux alignements de solides immeubles bourgeois du 19e siècle ou début 20e, décorés de ferronnerie.

  • Entre eux, quelques exceptions plus récentes, le n°5 avec ses avancées de béton horizontales et verticales.

  • Le n°12 et n°14 avec ses belles portes ceinturées de colonnes, de la fin du 20e siècle.

  • Coté nord, la caserne de pompiers est décorée de deux superbes têtes de lions, de casques et de guirlandes datées de 1906 et 1923. La seconde caserne est plus récente avec deux beaux arrondis aux angles des rues Corneille et Saxe.

  • En face, ce sont des immeubles plus décorés avec quelques grappes et un paratonnerre sur coupole d'ardoise au-dessus d'une tour arrondie en surplomb.

  • Le 38 se distingue par sa façade de briques et ses deux têtes de lions.

  • Les constructions changent après la rue Vendôme.

  • Coté nord, elles semblent du milieu du 20e siècle, après un bel arrondi, ce sont plusieurs façades moins élégantes, cinq à sept étages, sans reliefs avec des stores qui ont mal vieilli.

  • Coté sud, une petite maison à trois étages, puis deux petits immeubles modernes dont un de flanc, puis les deux volumes des tribunaux administratifs, l'un horizontal, l'autre vertical finissent la rue qui butte sur une grande barre d'habitation de la rue Duguesclin.

Dédicace

  • François Rabelais est né vers Chinon, vers 1483 ou 1494. Il est mort à Paris le 9 avril 1553.

  • Cet écrivain est resté célèbre pour ses deux héros Gargantua 1534, et Pantagruel 1532, tous deux édités à Lyon par Sébastien Gryphe et publiés sous le nom de Alcofribas Nasier pour ne pas subir le sort d'un Etienne Dolet. Ces deux livres sont considérés comme des phares de la renaissance française, fondateurs de la langue française moderne. L'histoire de Pantagruel est étonnante, l'auteur lui-même en dit : vous n'en ouystes jamais d'une si merveilleuse comme fut celle de Pantagruel. Le livre des archives municipales Lyon, les années Rabelais de 1994 fait imprimer Pantagruel par Claude Nourry et Gargantua en 1534 par François Juste.

  • Il a également été le médecin de l'Hôtel Dieu. En 1536, il aurait posé le diagnostic du Dauphin François, mort d'avoir bu de l'eau trop fraîche après avoir joué à la paume. On peut le voir en médaillon dans le cloître de l'Hôtel Dieu.

  • Il aurait introduit en France l'usage de l'artichaut et du melon.

  • Elle s'est d'abord appelée rue de la Paix. Rabelais cohabite dans le quartier avec nombre d'écrivains classiques, Molière, Corneille, Fénelon, Bossuet, Boileau, qui n'ont pas tous une justification locale aussi nette que lui. Gargantua et Pantagruel sont toujours lus, et parfois joués comme il y a quelques années au fort de Bron.

Histoire

  • La rue Rabelais n'était pas prévue dans le plan Morand qui voyait les choses plus en grand, mais, proche du cours Lafayette, la partie proche du Rhône était déjà construite en 1830.

  • Elle était tracée en 1847, bloquée à l'est par l'école d'artillerie au niveau de la rue Garibaldi et construite d'ouest en est dans les décennies qui ont suivi.

  • L'est a été raccourci dans les années 1970, lors de l'aménagement du quartier de la Part Dieu.

Art et associations

  • Deux clubs de sports y sont installés, un de culture physique, l'autre de karaté et de sports de combats.

  • En 2008, le livre Lyon en jeux rend un hommage à Rabelais en disant que si le grand auteur considérait que le rire était le propre de l'homme, alors on pouvait aussi tenir le jeu comme le propre de l'homme en se creusant les méninges autour de notre ville.

  • Jean Dufourt a vécu au 24 jusqu'à sa mort en 1953. Il a publié Calixte, introduction à la vie lyonnaise et Laurette ou les amours lyonnaises qui sont parmi les meilleurs portraits de la ville de cette époque.

Commerces et services

  • Les plus importants sont les deux casernes de pompiers du centre départemental. Ils ont leur direction au 19, leur centre d'appel reçoit 500 000 appels par ans.

  • La rue est peu commerçante, après l'avenue de Saxe, tous les commerces dépendent des rues perpendiculaires.

  • Ce sont, trois magasins de meubles, trois d'électroménager, une boulangerie, la boutique du rasoir, une agence immobilière, un architecte, une assurance, un atelier de couture, un cabinet de six avocats, un centre de quatre ophtalmologistes.

Août 2006

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La rue Rabelais se prend quai Augagneur, face au square Jussieu, elle prend forme de rue après le cours de la Liberté, elle part à l'est juste au sud du cours Lafayette jusqu'à la rue Garibaldi.

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