Rue de la Barre

Rue de la Barre





Situation


  • La rue de la Barre va du pont de la Guillotière à la place Bellecour et à la place le Viste près de la rue de la République. Elle dessert la rue Bellecordière et la rue des Marronniers. Elle fait l'articulation entre le quai Jules Courmont et le quai Gailleton.

  • La circulation se fait vers Bellecour sur deux voies de voitures, une de bus, une piste cyclable et un arrêt de taxis.

  • Le passage piéton proche de Bellecour est l'un des plus fréquentés de la ville, les piétons profitent de l'absence de passage des bus pour avancer jusqu'au milieu de la chaussée et finir par arrêter les voitures parfois avant le feu.


Architecture


  • C'est une très large artère.

  • Coté sud, c'est le flanc des grandes maisons de Bellecour, cinq étages austères, puis un alignement parfait de six maisons, cinq étages qui compensent légèrement la montée jusqu'au pont. Les fenêtres sont décorées de chapiteaux. L'angle du quai Gailleton est largement et joliment coupé, la façade décorée de trois médaillons représentant un empereur et deux impératrices.

  • Coté nord, ce sont quatre maisons d'habitations, semblables à l'alignement d'en face avec une rangée de fenêtres à la verticale surprenante au n°5.

  • Après la rue Bellecordière, les bâtiments sud de l'hôtel Dieu forment une galerie de deux étages qui unit deux pavillons symétriques à toits d'ardoise, en second plan, on voit le petit dôme sud à couverture d'ardoise.


Dédicace


  • La Barre en question est celle qui régulait le passage des arrivants du pont de la Guillotière. On peut s'en faire une idée sur une gravure de Lyon au 17e siècle effectuée par Joannès Drevet.

  • Il aurait été malvenu de l'accorder au comte de la Barre, resté dans l'histoire pour s'être échappé du château de Pierre Scize en assassinant son gardien.

  • En revanche, Raymond Barre, né en 1924 pourrait un jour y prétendre comme maire de Lyon du 25 juin 1995 au 24 mars 2001 après avoir été ministre des finances et Premier ministre de la France. On lui a depuis décerné une place à la cité internationale et on lui construit un pont.


Histoire


  • Au 11e siècle, les abbés d'Ainay ont installé un bac qui arrivait à proximité favorisant ainsi le développement du quartier de Bourgchanin.

  • En 1424, des gens d'armes ont stationné dans le Dauphiné, près de Lyon et le péage de la barre du pont de la Guillotière n'a presque rien rapporté.

  • En 1562, les protestants tenaient la municipalité, la presqu'île construite entre Terreaux et Bellecour était presque impossible à traverser. Aussi, la décision a été prise d'ouvrir la rue Colonel Chambonnet et la rue de la Barre, sur la base de la rue Bourgchanin, étroite rue qui reliait la rue Bellecordière au pont.

  • La chapelle du Saint Esprit et la porte qui fermaient l'accès au pont ont été détruites vers la fin du 18e siècle.

  • Au n°16, il y a eu une cayenne des compagnons du tour de France. Agricol Perdiguier dit Avignonnais la Vertu y a appris la menuiserie à partir de 1825. Il est devenu célèbre par la suite, écrivant ses mémoires, devenant député et inspirant les plus grands écrivains de son siècle dont Victor Hugo, George Sand dans les compagnons du tour de France ou Eugène Sue dans le juif errant.

  • En 1860, la rue qui n'avait pas été élargie était en perpétuel encombrement.

  • En 1876, Antoine Lumière y a installé son laboratoire photographique. Il fut le premier à proposer des photos de nuit à Lyon grâce à un groupe électrogène. Vingt ans après, ses deux fils inventèrent le cinéma, la famille habitait en face au n°16.

  • La poste se trouvait ici au début du 20e siècle avant de partir place Antonin Poncet. C'est cette période qui lui a donné son allure actuelle avec la dernière partie de l'hôtel Dieu terminée en 1892 malgré la plaque commémorative qui n'a jamais été gravée.


Art et associations


  • Ades est une association de prévention santé.

  • Malika annonce sa voyance, l'institut Osiris, non ; je joue les devins en les classant ensemble dans les arts divinatoires.

  • Le CNP passe des films de cinéma depuis 1986. Il a pris la place du théâtre des Marronniers fondé par Roger Planchon en 1952, puis continué par Marcel Maréchal sous le nom de théâtre du Cothurne.

  • Gibert vend des livres.

  • Un photographe perpétue le travail des Lumière.


Commerces et services


  • Neuf médecins veillent sur notre santé, de même qu'un psychologue, une pharmacie et deux boutiques, l'une s'occupant de nos yeux, l'autre de nos oreilles. J'ignore si les marchands de téléphone et de tabac sont pourvoyeurs de clients pour les précédents.

  • Trois banques, deux avocats et un administrateur de biens veillent sur notre argent.

  • Quatre agences de voyages et une salle de jeu veillent à nos loisirs.

  • Un restaurant, deux snacks, deux bars, une pâtisserie, un vendeur de cuisines veillent sur nos ventres.

  • Quatre magasins de vêtements, un de chaussures, un d'esthétique et un coiffeur veillent à notre allure.




Octobre 2006

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La rue de la Barre va du pont de la Guillotière à la place Bellecour et à la place le Viste près de la rue de la République. Elle dessert la rue Bellecordière et la rue des Marronniers. Elle fait l'articulation entre le quai Jules Courmont et le quai Gailleton.

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