Rue Delandine

Rue Delandine

Situation

  • La rue Delandine va du cours de Verdun Perrache jusqu'à l'entrée du marché de gros, rue Casimir Périer, la chaussée se poursuit à l'intérieur du marché gare. C'est la première rue à l'ouest du quai Perrache.

  • La circulation se fait vers le sud.

Architecture

  • Une première partie courte passe entre le flanc de la brasserie Georges et un flanc d'immeuble du 19e siècle, le n°2 a une belle série de petits balcons, la seconde parcelle est démolie en vue d'une construction.

  • Après la rue du Bélier, on passe sous l'une des fameuses voûtes de Perrache, construite en petites pierres et qui sert de parking.

  • On passe ensuite entre de gros murs de pierres, l'ambiance est curieuse, aucune voiture n'est garée, au-dessus des murs, coté ouest, on voit dépasser une pointe de l'étoile de la prison Saint Paul, coté est, de grands bâtiments rectangulaires de la prison Saint Joseph, aux angles du cours Suchet, les cahutes des gardiens dépassent légèrement.

  • Après le cours Suchet, ce sont des immeubles d'habitation, quelques uns datent de la construction de la rue au 19e siècle, mais la majorité a été reconstruite, dans la seconde partie du 20e siècle jusqu'à la rue Ravat, et dans la première partie pour les cités ouvrières du sud ainsi que des ateliers bas qui sont frappés d'autorisation de démolition.

  • Certains ont de longues rangées de balcons, d'autres des surplombs. Il reste trois petits immeubles anciens à l'angle de la rue Petit.

  • Au 40, une allée par laquelle on peut passer rue Quivogne et un parking séparent deux immeubles.

  • Du 46 au 60, de petits immeubles à angles coupés, sur rue et en retrait forment une petite cité. Une halle en bois et fer occupe un vide et laisse à sec les jeux de boules.

  • Au 65 et 67, de même qu'aux 71 et 73, une longue résidence de plusieurs immeubles faits de doubles arrondis est coupée d'allées permettant d'aller vers le quai.

  • Après le cours Bayard, les bâtiments sont tous différents, au 72, on ne voit qu'un mur crénelé d'une usine.

Dédicace

  • Antoine François Delandine est né à Lyon le 6 mars 1756, il est mort le 5 mai 1820. Il a été bibliothécaire de la ville de Lyon une première fois jusqu'en 1792 puis à nouveau après 1803. Il a réalisé un inventaire des 1500 manuscrits de la bibliothèque. Les archives municipales lui attribuent la décision d'avoir fermé la bibliothèque en 1789 pour éviter le vandalisme. On lui doit aussi un inventaire de la bibliothèque de l’Académie de Lyon dont il a été membre de 1781 à 1820.

  • C’est lui qui a relaté la crue de l’an 580 d’après les écrits de Grégoire de Tours. Il a écrit aussi le tableau des prisons de Lyon en 1792 1793 pour servir à l’histoire de la tyrannie.

  • Son père était déjà bibliothécaire à Lyon.

Histoire

  • La rue a commencé à être construite vers 1830. A l'angle de la rue Dugas Montbel, l'atelier Alpes existait en 1832, cela en fait l'un des plus anciens bâtiments derrière les voûtes.

  • Anne Quinon, née en 1799, morte en odeur de sainteté en 1859 sous le nom de mère Saint Augustin. Elle a dirigé la congrégation de Marie Joseph qui se dédiait à la gestion des prisons, d'abord à Roanne, puis à partir de 1824 à Saint Joseph.

  • Dans les premiers temps de la prison Saint Joseph, un détenu ayant trop insulté son gardien, ce dernier prit son fusil pour le faire taire, le gardien visait mal et ce fut le prisonnier voisin qui mourut d’une balle dans la nuque. Le gardien finit devant le conseil de guerre.

  • Le 4 septembre 1870, les républicains ont proclamé la république, ils sont venus à la prison Saint Joseph libérer les républicains. Louis Andrieux qui y fut incarcéré le raconte dans son ouvrage la commune à Lyon en 1870 et 1871. Devenu procureur général, Louis Andrieux venait la nuit libérer les anciens prisonniers politiques à la prison Saint Joseph, plus par évasion que par élargissement public, craignant les violences des extrémistes républicains. Il utilisait le passage reliant les deux prisons sous la rue Delandine pour des sorties plus discrètes.

  • Le commissionnaire en douane Danzas était installé ici, en 1989 et 1990 il a permis l’arrivée des meilleures bières belges dans Lyon par la société Au Bourgogne des Flandres.

  • Le marché de gros doit être désaffecté, ce qui laisse une possibilité de prolongement vers le sud.

  • En 2013, l'angle est de la rue du Bélier a été reconstruit d'un gros immeuble SNCF à la façade brune, les prisons sont en partie démolies pour permettre l'installation de la faculté catholique et un panneau sur le portail annonce un futur quartier Marché Gare.

  • Le 13 bis, ouvert en 2015 est une expérience de Habitat et Humanisme, des étudiants bénéficient d'un tarif réduit en échange d'une aide à d'autres locataires, des patients en convalescence.

Art et associations

  • Deux associations sportives y sont installées, un bureau de la fédération française de spéléologie et Power Play qui joue au base ball, au foot américain, au hockey sur glace et au rinck hockey.

Commerces et services

  • Ce n'est pas une rue commerçante, on y trouve qu'un bar, un restaurant, un hôtel et sept sociétés.

Janvier 2007

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La rue Delandine va du cours de Verdun Perrache jusqu'à l'entrée du marché de gros, rue Casimir Périer, la chaussée se poursuit à l'intérieur du marché gare. C'est la première rue à l'ouest du quai Perrache.

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