Rue Pierre Semard

Rue Pierre Semard



 


 

Situation


  • La rue Pierre Semard forme une boucle à l'est de la rue de Gerland. Elle commence face à l'entrepôt Richardson. Elle fait une courbe vers le sud le long de la voie de chemin de fer, puis un coude vers l'ouest. Elle revient jusqu'à la rue de Gerland, mais la dernière partie après la rue Massimi est attribuée à Abraham Bloch.



Architecture


  • Le coté nord suit le mur du chemin de fer, il est largement ouvert sur l'entrée de la gare de la Guillotière puis reprend après la courbe sur tout le coté est avec les caténaires qui en dépassent.

  • Au sud, une grande parcelle a été démolie ne laissant qu'un portail à tête d'obélisque. Les ateliers Folliet sont un long bâtiment blanc. Autour du passage Faugier, un petit immeuble fait face à celui beaucoup plus massif des administrations. La partie suivante est moins construite avec quelques petits immeubles, des ateliers dans de grands terrains avant la grande usine du 64, moderne, bien couverte de belles pierres et fendue de trois bandes vitrées. Son flanc continue en retour suivi par un mur qui se prolonge par celui du cimetière dont la porte semble marquer la fin de la rue.

  • Elle butte devant le terrain SNCF qui va jusqu'à la rue Croix Barret, on en voit un entrepôt rond. Le mur reprend ensuite avec des longs bâtiments qui en dépassent et un grand portail ancien puis la butte redescend jusqu'à la cantine des cheminots qui occupe l'angle avec la rue Massimi.



Dédicace


  • Pierre Semard est né le 15 février 1887 en Saône et Loire, à Bragny sur Saône, il est mort à la prison d'Evreux le 7 mars 1942.

  • Pierre Semard a été cheminot à Valence, syndicaliste, il a été associé à l'histoire ouvrière du début du 20e siècle, au début de plusieurs organisations, secrétaire général du syndicat CGT cheminot, puis de la confédération CGTU, membre du conseil d'administration de la SNCF, secrétaire général du parti communiste français dans les années 1920 et membre influent de l'internationale communiste. Il a connu une fin de vie difficile, écarté des instances dirigeantes, emprisonné durant la guerre, puis exécuté par l'occupant, il a été érigé en symbole après sa mort ce qui lui vaut cette rue proche de la gare de la Guillotière.

  • Il est venu plusieurs fois à Lyon pour des congrès de la CGT et pour celui du PC en 1924.

  • Serge Wolikow lui a consacré un livre d'où viennent l'essentiel de ces informations.

  • Il faut entrer quelques mètres vers les entrepôts ronds pour trouver la plaque commémorative à Pierre Semard. La plaque le fait mourir fusillé au mont Valérien. Trois cheminots tués à la même époque partagent l'hommage sur la plaque. Une seconde plaque honore cinq cheminots déportés et morts dans les bagnes nazis et une troisième rend hommage à vingt agents SNCF morts pour la France entre 1939 et 1945.



Histoire


  • La rue a été ouverte dans la seconde moitié du 19e siècle, en complément des aménagements de chemin de fer dont elle longe les voies auxquels elle doit son coude en face des grands hangars ronds.

Art et Associations



  • Plusieurs sociétés et associations liées au cinéma sont regroupées au 46.


Commerces et services


  • La SNCF occupe tout le coté est et le coté sud avec la gare de la Guillotière et l'établissement de traction Lyon Mouche.

  • La poste a un centre de distribution, les facteurs à vélo animent la rue aux heures des tournées.

  • Le torréfacteur Folliet y fabrique le fameux café Ras d'Amhara.

  • La ville y a des bureaux de police et de déplacements urbains, la pénitentiaire un centre de formation.

  • L'intérieur de la courbe est une sorte de zone industrielle et artisanale avec une usine neuve anonyme au 64.



Mars 2009


Publié le
Dernière mise à jour :
Auteur :
Publié par : ruesdelyon.nethttp://www.ruesdelyon.net/img/rue-de-lyon-logo-1476775263.jpg

Avis

Donnez votre avis

Rue Pierre Semard

Rue Pierre Semard

La rue Pierre Semard forme une boucle à l'est de la rue de Gerland. Elle commence face à l'entrepôt Richardson. Elle fait une courbe vers le sud le long de la voie de chemin de fer, puis un coude vers l'ouest. Elle revient jusqu'à la rue de Gerland, mais la dernière partie après la rue Massimi est attribuée à Abraham Bloch.

30 autres entrées dans la même catégorie :