Rue Pizay

Rue du Pizay

Situation

  • La rue Pizay commence rue Edouard Herriot, face à l’entrée du musée des beaux-arts.

  • Elle se termine face à un immeuble de la rue du Garet.

  • Le 11 traboule avec la rue Puits Gaillot, mais elle est fermée.

Architecture

  • L’alignement n’a jamais été réalisé, aussi, elle a quelques passages plus étroits.

  • La plupart des immeubles sont du 19e siècle, sobres, sauf quelques têtes, une petite vierge au 4 et un groupe au-dessus du 11, deux sortes d’anges protégeant un blason de Lyon. Malheureusement, le plus grand des anges est décapité. Lors de ma visite de 2012, il avait été restauré.

  • L’allée du 5 est belle, autant que la cour à laquelle elle donne accès où les maisons de pierres apparentes encadrent une tour, c’est ici que Frédéric Ozanam a vécu.

  • Plus à l’est, après la rue de la République, il reste un embryon de rue qui continue en biais et en se rétrécissant, cette partie est réservée aux piétons.

  • On circule de la rue de la République vers la rue Herriot.

Dédicace

  • En 1553, Philippe de Pizeys, commissaire du roi possédait la maison qui a donné son nom à la rue.

  • Mais il y a aussi d'autres explications possibles.

  • Au 16e siècle, c’était la rue du Piser, au 17e la rue du Pizei, au 18e la rue du Piset avant de prendre son orthographe à l’époque de la révolution.

  • Est-ce qu’il y a eu des maisons en pisé ici, ou des constructeurs utilisant cette technique, c’est possible bien que Lyon soit construite presque entièrement en pierre à cause des inondations fréquentes qui ont fini par faire interdire le pisé après la crue de 1856. En 2016, Lyon accueille terralyon, congrès mondial de l'architecture de terre. François Cointereaux a construit de nombreuses maisons en pisé à Lyon à partir de 1785, notamment rue des Tanneurs et Grande rue de Vaise, il en a retracé la méthode dans l'école d'architecture rurale.

  • Peut-être aussi le souvenir d'une rente noble, une commune du Beaujolais s’appelle Pizay.

  • Il y a eu une famille du Pisay détentrice d’un fief à Saint Jean d’Ardières. L’un d’entre eux, Hugues, ou Hugo de Pisey, chanoine à la cathédrale a été député à Paris et auprès du Pape pour débrouiller la querelle de 1269 entre les bourgeois et les ecclésiastiques. Il a signé la réconciliation entre le chapitre et les représentants de la ville.

  • En 1302, Philippe de Pizay a gardé la porte de Saint Just pour le roi de France, déclenchant la protestation du prévôt de Saint Just.

Histoire

  • Ce quartier est occupé depuis l’époque médiévale, la partie est en conserve le caractère étroit et tortueux.

  • La partie principale a été en partie transformée au milieu du 19e siècle par les travaux impulsés par le préfet Vaïsse.

  • Jean Baptiste Say y est né le 5 janvier 1767, Louis Gabriel Suchet en 1770.

  • Lors d’une analyse publiée en 1866, les eaux du puits du 4 rue Pizay étaient parmi les plus pures de la ville.

  • En 1999, les premières caméras ont commencé à surveiller Lyon depuis le centre de surveillance de la rue Pizay. En 2005, il y en avait 15 000 dans la ville.

Art et associations

  • Les associations ALS, sésame autisme et le petit monde y sont installées.

  • Les amateurs de musique peuvent venir acheter les biographies de leurs groupes préférés comme Motorhead et Cure, en attendant que celles de Kent ou de Bistanclaque soient publiées. Parmi les livres en vente, ceux de Alain Dister, né à Lyon en 1941, il en est parti pour participer au mouvement hippie et à la fondation du magazine Rock n Folk.

  • Le carré 30 est un théâtre, les acteurs peuvent étudier chez Myriade, les danseurs peuvent le faire chez Cadanse et Pitrat.

Commerces et services

  • C’est la rue des restaurants tex mex, le Sombrero a une belle décoration bleue azul, en face, Hugon mitonne des plats bien lyonnais derrière sa devanture en bois.

  • Une façade moderne étrange couverte de carrelage et d’aluminium intrigue. Comme l’URSS a disparu, je penche pour un parking automobile plutôt qu’un immeuble des services secrets.

  • Il y a trois bars dont un déploie une terrasse, l’un semble spécialisé dans la nuit alors que la Salsa est un restaurant discothèque.

  • Trois magasins de vêtements, un de chaussures, un tabac et une bijouterie.

  • Une banque, un avocat et deux infirmiers.

  • Deux écoles, une agence d’intérim, cinq sociétés.

  • Un local de la ville utilisé par la police municipale, un bureau de poste avec un point professionnel.

Juillet 2005 et mars 2013

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La rue Pizay commence rue Edouard Herriot, face à l’entrée du musée des beaux-arts.

Elle se termine face à un immeuble de la rue du Garet.

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