Pont Kitchener Marchand

Pont Kitchener Marchand






Situation


  • C'est un point clef de la circulation autoroutière lyonnaise, en effet il est doublé depuis 1971 par le viaduc de l'autoroute et même triplé par le pont du chemin de fer du 19e siècle, qui sortent de la colline pour aller s'engouffrer dans le centre d'échanges.

  • La circulation va de Choulans au cours de Verdun, trois voies vers l'ouest, deux vers l'est.


Architecture


  • Ce pont est en béton armé.

  • Il est construit assez bas, chose étrange quand on sait tous les efforts qui avaient été déployés précédemment à Lyon pour faciliter la navigation.

  • Les deux piliers dans la Saône reposent sur deux îles artificielles, les trois arches du tablier ne sont presque pas arquées, elles sont décorées d'un parement de pierres blanches, particulièrement aux quatre angles. Des plaques en rappellent l'historique, les constructeurs et l'inauguration.

  • La rambarde centrale est bleue et métallique, faite d'une sorte de chaîne pour éviter de gêner la vue.

  • Les piliers sur la rivière sont ornés de quatre statues figurant huit personnages, ils sont sombres, mais les pigeons travaillent à les blanchir.

  • Au sud, la vue est bloquée par le viaduc de l'autoroute à l'impressionnante structure de béton, plus loin, on voit le treillis métallique non moins impressionnant du pont de chemin de fer. Par comparaison, le pont Kitchener paraît fluet.

  • A l'est, on voit le toit du château Perrache, la ligne horizontale du centre d'échange et son jardin suspendu, d'ici, vu le contexte ils ne semblent pas vilains.

  • A l'ouest, contraste terrible, on peut presque compter vingt voies de circulation si on imagine celles de l'autoroute, la plus terrible est la bretelle d'accès qui passe à travers l'immeuble de bureaux Rive de Saône.

  • Les énormes cheminées dominant le tunnel ajoutent à l'ambiance post moderne. L'horloge et le thermomètre, électroniques, rappellent que l'homme ne s'est pas encore affranchi des contingences terrestres, est-ce involontaire ou bien cet équipement exprime-t-il un regret.

  • Le contraste est saisissant quand on regarde plus loin, la colline est verdoyante, on peut remonter de 100 ans en voyant un petit castel et les tourelles de l'hôpital Debrousse. On peut remonter 600 ans avec les remparts de la ville de Lyon, partant à l'assaut de la colline. On peut même remonter 1700 ans avec la basilique funéraire Saint Laurent, visible en collant son nez au carreau en amont, rive droite, on peut alors remercier la bretelle d'accès à l'autoroute qui préserve ces ruines et nous abrite de la pluie.

  • Au nord, je conseille l'arrêt au touriste pressé.

  • En moins de cinq minutes, il a le temps de sortir de l'autoroute, de faire une visite complète et reprendre son chemin.

  • En un seul regard, il peut appréhender l'essentiel de Lyon, une tour de la cathédrale et le beffroi de l'hôtel de ville. C'est fini, ce sont les deux plus emblématiques bâtiments de la ville.

  • Il pourra lire château Perrache, bon, en faisant vite, on ne se rend pas compte qu'il s'agit d'un hôtel. Il pourra voir les directions de Marseille, Grenoble et Genève, un quart de la France est visité et même la Suisse. Il pourra même imaginer rentrer en contact avec des grands personnages puisqu'on peut voir la direction Charlemagne, et comble de prétention, la Part Dieu, rien de moins. Même les bus en remettent, sur le 49, on peut lire qu'il va au Point du Jour, presque au pays du soleil levant et sur le 46 qu'il va aBoyer !



Dédicace


  • C'était le pont Kitchener depuis 1916. Horatio Herbert Kitchener est né à Bally Longford en Irlande le 24 juin 1850, il est mort en mer au large des Orcades le 5 juin 1916.

  • Kitchener était ministre de la guerre d'Angleterre en 1914. C'est lui qui a dirigé l'envoi des soldats anglais en France pour lutter contre les armées allemandes.

  • Le nouveau pont a conservé ce nom et lui a adjoint celui de Marchand, mais les Lyonnais se contentent de dire Kitchener. Marchand a aussi sa rue à Montchat.

  • Jean Baptiste Marchand est né à Thoissey, dans l'Ain en 1863, il y est mort en 1934. On peut voir sa statue dans le jardin public de Thoissey.

  • Les deux généraux ont été associés lors d'une cérémonie le 11 novembre 1955 en présence du consul de Grande Bretagne car ils avaient réussi à éviter la guerre lors d'un combat où ils devaient s'affronter pour le contrôle colonial du Soudan à Fachoda.



Histoire


  • Il y eut d'abord un pont utilitaire destiné à charrier les remblais nécessaires au rattachement du quartier Perrache à la ville de Lyon.

  • Le 10 avril 1834, un bateau de foin enflammé par l'armée a fait brûler le pont Chazournes.

  • Un second pont a été réalisé en 1849 concomitamment à un pont sur le Rhône pour réaliser la traversée de Choulans au cours du midi, devenue avenue Berthelot par la compagnie Seguin. C'étaient les ponts du midi.

  • Le pont de chemin de fer date de 1856, il a été reconstruit en 1900, puis en 1944.

  • Le pont Kitchener a été écroulé par l'armée allemande le 2 septembre 1944.

  • Le pont actuel a été construit de 1947 à 1949, la route nationale y passait.

  • Le 8 décembre 1971, on inaugura le tunnel sous Fourvière et on construisit un troisième pont d'autoroute qui se poursuit sous le cours de Verdun puis le quai Perrache.



Mai 2005

Publié le
Dernière mise à jour :
Auteur :
Publié par : ruesdelyon.nethttp://www.ruesdelyon.net/img/rue-de-lyon-logo-1476775263.jpg

Avis

Donnez votre avis

Pont Kitchener Marchand

Pont Kitchener Marchand

C'est un point clef de la circulation autoroutière lyonnaise, en effet il est doublé depuis 1971 par le viaduc de l'autoroute et même triplé par le pont du chemin de fer du 19e siècle, qui sortent de la colline pour aller s'engouffrer dans le centre d'échanges.

23 autres entrées dans la même catégorie :